Seuls 40 % des travailleurs se sentent en sécurité dans leur emploi. La stabilité professionnelle semble difficile à garantir. Conséquence: le marché du travail belge est sous tension. D’après une nouvelle enquête de Michael Page, la confiance des travailleurs dans la sécurité de l’emploi a chuté à 40%, tandis que seule la moitié d’entre eux se disent satisfaits de leurs conditions de travail (48%).
Cette situation traduit l’effet conjugué d’une économie atone et d’un nombre croissant de faillites. Là où les travailleurs pouvaient autrefois compter sur une certaine stabilité professionnelle, l’incertitude semble aujourd’hui s’imposer.
Selon Grégory Renardy, directeur général de Michael Page, ces chiffres traduisent un changement fondamental : « On observe que la zone de confort sur le lieu de travail se fragilise. Quand moins de la moitié des salariés se disent satisfaits de leurs conditions, il ne s’agit plus d’un simple incident isolé, mais bien d’une tendance. Les travailleurs ne s’inquiètent plus seulement de la prochaine étape de leur carrière, mais se demandent si leur poste actuel existera encore demain. »
L’enquête révèle également que les moyens classiques de rétention perdent de leur efficacité. Dans un marché où la sécurité de l’emploi n’est plus assurée, les priorités des travailleurs évoluent : ils privilégient désormais la stabilité et une communication transparente.
« Les entreprises qui restent silencieuses sur leur orientation risquent de perdre leurs meilleurs talents à cause de l’incertitude », conclut Renardy. « Les travailleurs belges ne demandent pas actuellement des avantages supplémentaires, mais des perspectives claires. »

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