Les usages se transforment, les compétences requises se renouvellent, et les citoyens y font face avec des réalités diverses. Au-delà des indicateurs classiques le plus souvent positifs, l’Agence du Numérique propose une analyse approfondie de la façon dont les Wallons utilisent le numérique et dont ils le perçoivent.
Cette nuance est fondamentale car un décalage saisissant apparaît parfois entre la pratique et le ressenti, particulièrement sur des sujets sensibles comme les réseaux sociaux, la cybersécurité ou l’intelligence artificielle. Pour mieux traduire cette réalité, l’AdN a développé un modèle innovant inspiré des référentiels européens. Cette approche permet de cartographier la population selon six profils distincts, allant des experts jusqu’aux citoyens les plus éloignés du numérique.
L’indicateur principal de maturité numérique poursuit sa progression passant de 50,8 en 2021 à 54 en 2023, pour atteindre 57 en 2025. Derrière cette évolution positive, le baromètre de l’AdN met en évidence des réalités diverses et de nouveaux défis notamment liés à l’IA qui brouille la perception des citoyens quant à leurs compétences numériques.
Le baromètre de maturité numérique des citoyens wallons de l’AdN a pour objectifs de mesurer l’évolution des équipements et des usages numériques des Wallons, d’identifier les points forts comme les marges de progression, et de dégager des axes d’action prioritaires pour les politiques en matière de compétences numériques.
L’indicateur de maturité numérique atteint 57/100 en 2026, en progression continue par rapport à 2023 (54) et 2021 (50,8). La population wallonne se répartit en six profils :
- Experts (24 %),
- Aguerris (30 %),
- Confirmés (21 %),
- Initiés (12 %),
- Éloignés (7 %),
- Déconnectés (6 %).
La principale évolution de cette édition réside dans la consolidation d’une fracture de 3e degré: celle de la culture numérique et de la capacité à agir de manière autonome et critique dans un environnement technologique de plus en plus complexe.
Les 4 axes du baromètre
Équipement et connectivité. Le taux d’équipement numérique des citoyens wallons est élevé et stable. La domination du smartphone, l’émergence d’exigences d’achat plus responsables ou la persistance d’inégalités d’accès figurent parmi les tendances marquantes.
Usages numériques. L’usage d’Internet est aujourd’hui massivement ancré dans la population wallonne. Cet usage s’est stabilisé avec les années et constitue désormais un comportement quasi universel, même si l’âge reste un facteur déterminant dans la fréquence de la connexion.
Compétences numériques. Le citoyen wallon se perçoit globalement compétent numériquement, mais avec une forte disparité des niveaux. L’intelligence artificielle biaise les résultats, le citoyen étant convaincu d’un meilleur niveau de compétences numériques avec son usage.
Perceptions du numérique. L’appropriation du numérique peut être étudiée au travers des perceptions qu’à le citoyen face au numérique. Inquiétude ou confiance, dépendance ou ignorance : les Wallons se divisent en la matière.
L’indicateur de maturité numérique atteint 57/100 en 2026, en progression continue par rapport à 2023 (54) et 2021 (50,8). La population wallonne se répartit en six profils : Experts (24 %), Aguerris (30 %), Confirmés (21 %), Initiés (12 %), Éloignés (7 %) et Déconnectés (6 %).
Les maturités les plus faibles concernent 16 % de la population, principalement les plus de 75 ans, les femmes seules et les inactifs de plus de 65 ans.
21 % (=) des citoyens estiment leurs compétences numériques insuffisantes et 36 % souhaitent bénéficier d’une formation. La demande d’accompagnement dépasse la capacité actuelle du réseau d’aidants numériques.
La principale évolution de cette édition réside dans la consolidation d’une fracture de 3e degré : celle de la culture numérique et de la capacité à agir de manière autonome et critique dans un environnement technologique de plus en plus complexe.
Source: Agence du Numérique – Digital Wallonia

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