Environ 800.000 Belges participent au ramadan (jusqu’au 19 mars inclus), qui coïncide exceptionnellement cette année avec le carême. Cela signifie qu’une grande partie des travailleurs belges ne mangent ni ne boivent pendant la journée, ou suivent certaines restrictions alimentaires. Qu’est-ce que cela signifie sur le lieu de travail? Et que dit le cadre juridique?
Selon le prestataire de services RH Group S, le cadre juridique est clair : « Un employeur n’est pas légalement tenu de prendre en compte le ramadan ou le carême », explique Frank Verbruggen, legal manager. « Les travailleurs doivent donc continuer à fournir les prestations convenues, telles que prévues dans leur contrat. Le jeûne est un choix individuel et n’entraîne pas automatiquement des modifications structurelles de l’organisation du travail. »
Cela n’empêche pas que des questions se posent chez les employeurs et les collègues :
- A-t-on droit à un horaire adapté ?
- Puis-je rentrer plus tôt si je saute ma pause déjeuner ?
- Que peut-on ou doit-on faire si l’on est invité à un déjeuner d’affaires pendant la période de jeûne ?
- Que faire si j’estime que le jeûne d’un collègue a un impact sur mon travail ?
« Le dialogue peut aider à trouver des solutions temporaires et pratiques », précise toutefois Verbruggen. « Mais aucune des deux parties n’y est obligée. Dans les secteurs où la vigilance est cruciale — par exemple la production, le transport ou les métiers techniques — une attention accrue est recommandée. La fatigue ou la déshydratation peuvent en effet augmenter les risques en matière de sécurité. »

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