Evénement mondial. A l’occasion de la sortie de son nouveau titre Aperture, Harry Styles déclare avoir volontairement pris quelques années de pause afin « d’explorer différents aspects de la vie auxquels il n’avait pas prêté beaucoup d’attention auparavant ». Les travailleurs belges expriment eux aussi un besoin croissant de flexibilité dans leur carrière : selon NN, près de la moitié d’entre eux souhaitent pouvoir libérer du temps pour leurs enfants, voyager ou reprendre des études.
Une enquête réalisée par NN auprès de 1.160 Belges montre qu’un congé sabbatique ou une véritable pause dans la carrière, à l’image de celle prise par Harry Styles, séduit 43% des travailleurs. Chez les jeunes adultes, ce chiffre grimpe même à 53%. Ces pauses correspondent à une interruption complète de l’activité professionnelle.
Selon Colin Sanders, expert en longévité chez NN, les pauses ne sont pas réservées qu’aux artistes : « Nous devons oser nous détacher de l’idée qu’une carrière est une longue ligne droite. Les périodes de repos, les interruptions ou davantage de flexibilité sont au contraire essentiels pour rester actif plus longtemps. Il existe déjà plusieurs dispositifs dont les salariés peuvent bénéficier, tels que le crédit-temps, l’interruption de carrière ou encore les congés thématiques comme le congé parental et le congé pour aidants proches. »
Contrairement à Harry Styles, il n’est toutefois pas indispensable de mettre sa carrière totalement entre parenthèses pendant plusieurs mois ou années, afin gagner en flexibilité dans sa carrière. De nombreux Belges (62 %) se disent par exemple intéressés par la semaine de travail de quatre jours. Celle-ci consiste à travailler l’équivalent d’un temps plein réparti sur quatre jours, avec à la clé une journée de congé supplémentaire, sans réduction du temps de travail ni du salaire.
La possibilité de travailler depuis un autre lieu ou d’occuper temporairement une autre fonction gagne également en popularité. Le statut de digital nomade, c’est-à-dire travailler à distance tout en voyageant, séduit 38 % des travailleurs (46 % chez les jeunes adultes). Le job swapping, qui consiste à échanger temporairement son poste avec un collègue ou une personne d’une autre organisation, intéresse près de trois travailleurs sur dix (29 %).
« Une plus grande autonomie en matière de temps et de rythme permet d’économiser de l’énergie pendant les périodes chargées et de la réutiliser plus tard » , explique C. Sanders. « Harry Styles en est lui-même un bon exemple : après une pause de deux ans, il revient en pleine forme. C’est d’ailleurs l’un des principes clés du modèle LangLeven : pouvoir se ressourcer plus souvent pour construire une carrière plus longue. Une carrière n’est pas un sprint vers la retraite, mais un marathon ponctué de pauses. »
Source : NN Assurances

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