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Emploi & chômage : parce qu’on vient de loin…

Le point mensuel sur le taux d’emploi et son corollaire immédiat, le taux de chômage en Wallonie et à Bruxelles. Tout va bien. Tout va mieux. Que manque-t-il pour se réjouir ‘définitivement’ de ce renouveau du marché de l’emploi?

Commençons par la Wallonie. Le Forem précise que « pour le 17ème mois consécutif, la demande d’emploi en Wallonie est orientée à la baisse. A un an d’écart, la demande d’emploi est en recul de 6,4%. Cette diminution concerne toutes les classes d’âge et toutes les durées d’inoccupation. »

À fin novembre 2015, la Wallonie compte en effet 164.434 demandeurs d’emploi (D.E.) demandeurs d’allocations (dont 2.019 en Communauté germanophone) et 26.839 jeunes en stage d’insertion professionnelle (dont 240 en Communauté germanophone). Ensemble, ces personnes représentent 12,2 % de la population active wallonne (indicateur de demande d’emploi).
Pour une vue complète du volume de demandeurs d’emploi inoccupés (D.E.I.), il convient d’ajouter à ces personnes 29.367 demandeurs d’emploi inscrits obligatoirement et 14.661 demandeurs d’emploi inscrits librement, pour un total de 235.301 D.E.I. Ceux-ci représentent 15,0 % de la population active wallonne. À fin novembre de l’an dernier, ce taux de demande d’emploi était de 16,0 %.

En chiffres absolus, cette évolution du nombre de demandeurs d’emploi correspond à une diminution de 16.192 ‘unités’ par rapport au mois de novembre 2014 (écart annuel). La diminution sur base annuelle de la demande d’emploi se poursuit. Ainsi, à fin novembre 2015, le nombre total de D.E.I. est en recul de 6,4 % par rapport à l’an dernier.

Attention cependant ! Après analyse, le Forem souligne que « seul le nombre de D.E. demandeurs d’allocations diminue à un an d’écart (- 13,2 %, soit 24.933 personnes de moins). Une tendance haussière s’observe en revanche parmi les jeunes D.E. en stage d’insertion (+ 9,4 %, soit + 2.311 personnes), les D.E. inscrits obligatoirement (+ 13,6 %, + 3.513 personnes) et librement (+ 24,8 %, + 2.917 personnes).
Toutes les classes d’âge au sein des D.E.I. s’affichent à la baisse à un an d’écart, en ce compris les personnes âgées de 50 ans et plus dont le volume diminue de 1,9 %. La demande d’emploi des jeunes âgés de moins de 25 ans diminue de 8,3 % par rapport à novembre 2014.
La tendance est au recul quelle que soit la durée d’inoccupation des personnes. Le nombre de D.E.I. dont la durée d’inoccupation est comprise entre deux et cinq ans diminue à un d’écart (- 0,6 %) contrairement aux mois précédents. »

Et à Bruxelles ?

Du côté de la Région de Bruxelles-Capitale, les statistiques sont en amélioration également. Actiris confirme: « Fin novembre, on dénombre en Région de Bruxelles-Capitale 100.774 chercheurs d’emploi inoccupés (DEI), soit une diminution de 8.722 personnes par rapport à l’année précédente (-8,0%). En variation mensuelle, on constate une diminution de 1.689 personnes (-1,6%). Le taux de chômage en Région bruxelloise s’élève à 18,4% contre 20,6% en novembre 2014. »

Parmi les priorités du service public de l’emploi bruxellois, le taux d’emploi des jeunes. Et leurs efforts sont récompensés, mois après mois: « Quant au chômage des jeunes, il continue de baisser depuis 30 mois en Région bruxelloise : on comptabilise 1.555 jeunes chercheurs d’emploi de moins en un an. Cela signifie que le taux de chômage des jeunes atteint en novembre 2015 27,8%, contre 29,8% en 2014 et 32,1% en 2013. Concrètement, le nombre de jeunes chercheurs d’emploi a baissé ce mois-ci de 11,4% sur base annuelle. Cette baisse était de 12,5% en octobre et de 12,2% en septembre. »

Mais le taux de chômage reste élevé.

Fin novembre 2015, le taux de chômage en Région bruxelloise s’établit à 18,4% (18,0% pour les hommes et 18,8% pour les femmes). En novembre 2014, le taux de chômage s’établissait à 20,6%. On dénombre en Région de Bruxelles-Capitale 100.774 chercheurs d’emploi inoccupés (DEI), soit une diminution de 8.722 personnes par rapport à l’année précédente (-8,0%).

On compte par ailleurs 12.029 chercheurs d’emploi de moins de 25 ans et 36.898 chercheurs d’emploi inscrits depuis moins d’un an. On constate une diminution de -12,5% sur base annuelle du nombre de chercheurs d’emploi indemnisés (DEDA). On constate aussi une diminution annuelle du nombre de jeunes en stage d’insertion professionnelle (-434 unités, -6,5%). Quant aux autres chercheurs d’emploi, leur nombre a augmenté par contre de +4,7% sur base annuelle. Cet accroissement s’explique par l’augmentation du nombre de personnes exclues du droit aux allocations de chômage (notamment la limitation à 3 ans des allocations d’insertion) mais aussi par des conditions de plus en plus restrictives pour obtenir des allocations d’insertion. En effet, une partie des chômeurs exclus s’inscrivent auprès d’Actiris pour pouvoir bénéficier du revenu d’intégration auprès des CPAS.

Sur base mensuelle, on relève une diminution du nombre de jeunes chercheurs d’emploi de 378 unités (-3,0%). Sur base annuelle, on observe aussi une diminution du chômage des jeunes (-1.555 DEI, soit -11,4%) par rapport au mois de novembre 2014. Le taux de chômage des jeunes est passé ainsi sur un an de 29,8% en novembre 2014 à 27,8% en novembre 2015, affichant donc une baisse de 2,0 points par rapport à l’année passée.

Constatons que les efforts déployés par les services publics auprès des publics cibles prioritaires (à commencer par les jeunes) délivrent des résultats tangibles. Les taux de chômage observés restent cependant nettement supérieurs à ceux relevés auprès de certains de nos voisins immédiats, à commencer par la Flandre où le taux de chômage est de 7,5%. Il faudra donc plusieurs années encore avant de pouvoir ‘concurrencer’ ces régions voisines en la matière. Pas question de céder au découragement entre-temps. « On continue », rappelle fréquemment Grégor Chapelle (CEO Actiris)…

 

 

 

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