Journée internationale des femmes: les femmes se lancent plus rapidement que les hommes dans une activité à titre complémentaire (et différente).

En 2025, le nombre de travailleurs exerçant une activité d’indépendant à titre complémentaire a continué d’augmenter. D’après les chiffres de Xerius, plus de 30.000 personnes ont commencé une telle activité complémentaire l’année dernière. Les femmes hésitent moins longtemps que les hommes avant de franchir le pas. À noter: la majorité (52%) souhaite exercer une activité complémentaire totalement différente de leur activité principale. Cette tendance est encore plus marquée chez les femmes (59% contre 48% pour les hommes).

​Femmes et hommes consacrent en moyenne 10 heures par semaine à un deuxième job. Le moment choisi est d’abord et avant tout le week-end (45%), surtout pour les femmes. Les hommes, eux, préfèrent des soirées en semaine. En outre, une activité complémentaire est plus populaire chez les employés à temps plein (27%) que chez ceux qui travaillent à temps partiel (18%). C’est ce qui ressort d’une enquête de Xerius, le plus grand guichet d’entreprises de Belgique, conduite en 2025 auprès de 1.000 Belges.

Ces dernières années, le nombre d’indépendants à titre complémentaire a continué à augmenter, selon les chiffres de l’INASTI. Début 2025, on comptait déjà plus de 150.000 femmes indépendantes à titre complémentaire. Xerius a analysé les tendances pour 2025 et, selon ses propres chiffres, observe une croissance de 10% du nombre de personnes qui commencent une activité d’indépendant à titre complémentaire: de 10.000 à 11.000.

“Nos chiffres donnent une bonne indication d’une tendance à la hausse. Nous constatons une croissance des activités conduites à titre complémentaire aussi bien chez hommes (+12%) que chez les femmes (+9%),” indique Stéphanie Gowenko, porte-parole de Xerius.“Nous avons également étudié quels facteurs jouent un rôle dans le choix d’une activité complémentaire et comment ceux-ci diffèrent entre hommes et femmes.”

En mai dernier, Xerius a interrogé 1.000 Belges actifs (échantillon représentatif en termes de genre, d’âge et de région) quant à leur intérêt pour une activité complémentaire. Les résultats montrent que plus d’un quart d’entre eux (26%) en exercent déjà une aujourd’hui. 16% en ont fait l’expérience dans le passé. Cela passe par différents statuts: flexi-job, indépendant à titre complémentaire, petits boulots (payés) ou bénévolat, jobs gérés au départ d’une plateforme de partage (comme Uber), etc.

Parmi celles et ceux qui n’ont pas encore d’activité complémentaire, ils sont plus de huit sur dix (82%) à être ouverts à l’idée. Xerius a aussi sondé leurs attentes et les a comparées à celles des individus ayant déjà expérimenté un deuxième job.

Plus de la moitié souhaitent que leur activité complémentaire soit totalement différente

Ceux qui envisagent de se lancer dans une activité complémentaire travaillent principalement dans les soins de santé (13%), l’administration publique et la défense (10%), l’enseignement (9%), l’informatique (8%), l’industrie (7%) et les services financiers (7%). Il est à noter que plus de la moitié (52 %) souhaitent que leur activité complémentaire soit totalement différente de leur travail principal. La tendance est plus prononcée chez les femmes (59%) que chez les hommes (48%). Près de quatre personnes sur dix (37%) voient davantage ce deuxième job dans la lignée de leur emploi actuel. C’est principalement le cas des hommes (43% contre 29% pour les femmes). Une femme sur sept (14%) est ouverte à ces deux possibilités, contre 9% chez les hommes.
​Si l’Horeca et la vente en magasin intéressent le plus, d’autres secteurs reviennent souvent: l’enseignement, l’administration, les petits boulots (bricolage, réparations, etc.), la livraison de colis ou encore l’informatique.

Le week-end est le moment idéal pour arrondir ses fins de mois

Trois quarts des Belges ont déjà envisagé de se lancer dans une activité complémentaire, mais il reste alors LA question: quand trouveraient-ils le temps? L’enquête de Xerius montre que:

  • Le week-end ressort nettement. Il est mis en avant par près de la moitié des personnes intéressées (45%). Ce pourcentage est encore plus élevé chez les travailleurs à temps plein: plus de la moitié (52%) disent pouvoir consacrer du temps le week-end, contre seulement 23% pour les travailleurs à temps partiel. Davantage d’hommes (52%) que de femmes (39%) pensent avoir le temps le week-end.
  • Les soirées en semaine arrivent en deuxième place (29%). Elles sont citées par davantage d’hommes (32%) que de femmes (26%).
  • 15% souhaitent réserver cette activité aux périodes de congés (16% chez les hommes et 14% chez les femmes).
  • Un quart (25%) sont prêts à consacrer une journée par semaine à cette activité complémentaire. C’est le cas de 23% des hommes et de 27% des femmes. De plus, ils sont 17% à envisager de passer à un emploi à temps partiel afin de libérer du temps pour une activité complémentaire.

Stéphanie Gowenko, Xerius: “Celui ou celle qui envisage une activité complémentaire est évidemment conscient que cela requiert du temps. Le week-end apparaît ici comme le moment idéal, surtout chez les femmes, alors que les hommes sont aussi prêts à y consacrer des soirées en semaine. Mais les périodes de congés ou un jour fixé par semaine fonctionnent également. Ces attentes reflètent fidèlement la situation réelle. »

Dans les faits: 10 heures par semaine, en moyenne

Les femmes exercent principalement leur activité complémentaire le week-end (62% contre 49% pour les hommes), alors que les hommes choisissent souvent les soirées en semaine (43% contre 34% pour les femmes). En pratique, trois quarts (77%) le font de manière quotidienne ou hebdomadaire. Les femmes déclarent plus souvent ne s’y consacrer qu’occasionnellement (18% contre 10% pour les hommes).

“En réalité, hommes et femmes consacrent en moyenne dix heures par semaine à leur activité complémentaire. Pour 10% des personnes concernées, cela grimpe même jusqu’à 20 heures par semaine. Au final, environ une personne sur huit (12%) déclare être passée ou vouloir passer à un emploi à temps partiel, afin d’avoir plus de temps à consacrer à l’activité complémentaire”, déclare Stéphanie Gowenko de Xerius.

Les femmes hésitent moins longtemps à se lancer

4 participants à l’enquête sur 10 (42%) déclarent s’être décidés rapidement à se lancer dans une activité complémentaire. Mais un tiers de ceux qui en ont (ou en ont eu) une ont pesé le pour et le contre des années durant avant de se décider. Il est à noter que la moitié des femmes (50%) n’ont eu besoin que de quelques mois pour se décider, contre seulement 36% du côté des hommes. Ces derniers ont souvent hésité de plus longues années que les femmes avant d’embarquer pour une activité complémentaire (26% contre 38%).

Le principal frein? Le temps disponible…

Pour un Belge sur sept (14%), le manque de temps constitue le principal obstacle pour se lancer dans une activité complémentaire. Le risque financier (13%) et les incertitudes quant à l’impact financier (11%) complètent le top 3 des raisons invoquées.

Top 10: Quel est pour vous le principal obstacle qui vous empêche de vous lancer dans une activité complémentaire?

  • Je n’ai déjà pas assez de temps maintenant (14%)
  • Les risques financiers (13%)
  • Je n’ai pas de vue quant à l’impact financier (11%)
  • J’ai peur que ça ne marche pas (10%)
  • Je redoute les démarches administratives (9%)
  • Je n’ai pas assez d’informations quant aux possibilités (8%)
  • Mon état de santé ne me le permet pas (8%)
  • Je ne sais pas comment procéder (7%)
  • Ma situation personnelle rend les choses plus complexes (7%)
  • J’ai peur des conséquences quant à mon emploi principal (6%)

« En expliquant clairement les impacts financiers et fiscaux, nous pouvons lever les réticences de certaines personnes à se lancer dans une activité complémentaire. De plus, la simplification des procédures administratives peut faciliter le processus. En théorie, il est possible de commencer une telle activité en une semaine seulement. Le manque de temps reste le principal obstacle. Cependant, il est intéressant de noter que les travailleurs à temps plein (27%) sont plus enclins à exercer une activité secondaire que ceux qui travaillent à temps partiel (18%). Ils trouvent le temps nécessaire (environ 10 heures par semaine) en dehors de leur horaire habituel, le week-end ou durant leurs congés, » conclut Stéphanie Gowenko de Xerius.

 

Source: l’étude Xerius s’est déroulée sous la forme qu’un questionnaire en ligne auquel ont répondu intégralement 1.000 personnes âgées de 18 à 64 ans, entre le 20 et le 28 mai. 70% des répondants sont salariés, 10% indépendants et 12% fonctionnaires. Quelque 7% ont un autre statut (demandeur d’emploi, étudiant, retraité ou malade de longue durée). Parmi les répondants qui travaillent, 82% le font à temps plein et 18% à temps partiel. 65% sont mariés ou cohabitants et 35% isolés. L’étude est représentative en termes d’âge, de genre et de région. Les facteurs de pondération n’ont jamais dépassé 1,5. La marge d’erreur, pour l’ensemble de cette population de 1.000 Belges actifs professionnellement, est de 3,10% (intervalle de fiabilité = 95%).

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