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Peoplesphere

La mobilité internationale ne semble pas effrayer les chercheurs d’emploi bruxellois.

Développer sa carrière à l’étranger? Les demandeurs d’emploi belges ont la réputation d’être plutôt ‘casaniers’… Et pourtant… Une étude commandée par Actiris et réalisée auprès de 2.000 personnes révèle que 59% des chercheurs d’emploi bruxellois sont prêts à franchir les frontières belges pour travailler. Près d’un quart se disent même prêts à partir dans les semaines à venir.

« Il y a un réel engouement de la part des chercheurs d’emploi qui n’ont pas peur de la mobilité internationale. Et c’est tant mieux car cette expérience est un plus sur le CV. Nous encourageons les candidats qui le souhaitent à oser faire le pas. Nous pouvons les y aider. La mobilité internationale fait partie de la palette de solutions que nous offrons aux Bruxellois», se réjouit Jessica Mathy, responsable au sein d’Actiris International. Ce département d’Actiris accompagne les chercheurs d’emploi qui souhaitent acquérir une expérience professionnelle à l’étranger, que ce soit pour un stage ou pour un emploi.

La recherche d’expérience professionnelle et l’amélioration des compétences sont les deux principales motivations citées par les chercheurs d’emploi qui envisagent de partir à l’étranger pour travailler. Les autres raisons sont : apprendre ou se perfectionner dans une langue étrangère et bénéficier d’un meilleur salaire. A contrario, le fait de ne pas vouloir quitter ses proches est le principal frein qui retient les candidats au départ. Viennent ensuite la perception d’un coût trop élevé, la peur de perdre son droit au chômage, le sentiment d’être trop âgé pour tenter l’expérience.

Selon l’étude, les deux destinations les plus recherchées par les chercheurs d’emploi sont des pays francophones : la France et le Canada. Ces deux destinations sont aussi celles vers lesquelles les chercheurs d’emploi se sont le plus envolés en 2019.

Quel est le profil des chercheurs d’emploi qui partent travailler à l’étranger ?

  • 47% ont entre 18 et 30 ans
  • Près de 20% sont des travailleurs expérimentés de plus de 45 ans
  • 49% ont maximum un niveau CESS (certificat d’études de l’enseignement supérieur)
  • 14% n’ont pas terminé l’enseignement secondaire.

« Comme ces données en attestent, la mobilité internationale n’est pas réservée aux jeunes bardés de diplômes. Tout le monde peut tenter l’expérience. Les offres d’emploi que l’on reçoit d’entreprises étrangères sont très variées et s’adressent à tous types de profils. De plus, cette année, 80% des contrats d’emploi signés étaient des contrats à durée indéterminée (CDI) et un quart des chercheurs d’emploi ont obtenu une aide financière pour faciliter leur mobilité professionnelle», explique Jessica Mathy.

Tous les chercheurs d’emploi qui partent en stage à l’étranger grâce à Actiris International reçoivent une bourse variant de 2191€ à 6914€ (pour un candidat de moins de 30 ans partant en stage pour 6 mois). Le montant varie selon le pays de destination et le statut du chercheur d’emploi.

Soultana Tsiora a 34 ans. Elle est diplômée en sciences politiques. Après avoir travaillé 6 ans à la Commission européenne, en 2017, elle décide de réorienter sa carrière et se lance en tant que professeure de Pilates. Aujourd’hui, elle réalise un stage professionnel de 6 mois en Grèce pour approfondir ses connaissances en Pilates authentique. « Dans notre société, réorienter sa carrière n’est toujours pas vu comme quelque chose de naturel. Or, il est important de changer, d’évoluer, pour trouver ce qui nous correspond le mieux et voir quel est son potentiel. Je dois bien avouer que la transition n’estt pas facile mais je tiens à réaliser mon rêve. Actiris International m’apporte un vrai soutien. Leur optimisme m’a agréablement surpris. J’avais peur d’être jugée. Mais ils m’ont bien écouté et m’ont donné de très bons conseils pour préparer mon projet professionnel. À Bruxelles, il n’y a pas encore de Pilates authentique, donc grâce à Actiris International, je me suis tourné vers la Grèce pour poursuivre ma formation et dans l’idée d’ouvrir mon studio de Pilates de retour, à priori, en Belgique ou dans un autre pays de l’Union Européenne », explique-t-elle pleine d’espoir.

Floriane Charles a réalisé un stage à Paris dans une association d’accompagnement de victimes de discriminations. Une expérience qu’elle a pu valoriser à son retour à Bruxelles. Elle est aujourd’hui accompagnatrice Article 60 au Samusocial. « Mon expérience professionnelle à l’étranger m’a permis de préciser mon projet professionnel et d’avoir une meilleure connaissance de moi-même. Cet atout est valorisé par les employeurs comme étant un signe d’ouverture d’esprit et de volonté de sortir de sa zone de confort. Mon stage à Paris au sein d’une association a été une expérience gratifiante et charnière pour ma carrière que je recommande à tout demandeur d’emploi en recherche de défis et de nouvelles opportunités », conseille-t-elle.

Source: Actiris

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