Plus de 80% des travailleurs se disent satisfaits de leur environnement de travail, spécialement lorsqu’ils peuvent le personnaliser.

Les travailleurs belges portent un regard plutôt positif sur leur environnement de travail. Ils lui attribuent en moyenne une note de 7,2 sur 10. Pour plus de huit travailleurs sur dix (82%), c’est un endroit où il fait bon travailler. Pour 30% des répondants, leur lieu de travail est vécu comme un véritable espace à soi. Plus d’un tiers (36%) y ajoutent d’ailleurs une touche personnelle à l’aide de photos, de plantes ou d’autres objets qui leur sont chers. C’est ce qui ressort d’une récente enquête* menée par le prestataire de services RH Tempo-Team en partenariat avec la professeure Anja Van den Broeck, spécialiste de la motivation au travail à la KU Leuven.

Les travailleurs investissent également les espaces communs: plus de la moitié (56%) les décorent à l’occasion d’événements festifs, par exemple avec des fanions lors de la Coupe du monde de football. « Lorsque les équipes ont la possibilité d’aménager ensemble leur propre espace avec des photos ou des références à leurs réussites collectives, cela peut avoir un effet positif sur leur bien-être et renforcer leur engagement envers l’organisation », explique Anja Van den Broeck.

Nous passons une part importante de notre vie sur notre lieu de travail. Y être bien dans sa peau, c’est important. Plus d’un quart des travailleurs (28%) considèrent que c’est pleinement le cas. Ce sentiment est plus marqué chez les ouvriers (34%) que chez les employés (27%). Par ailleurs, 55% des répondants jugent également leur espace de travail agréable, tout en estimant qu’il pourrait encore être amélioré. Les plus jeunes sont les plus critiques: six travailleurs de moins de 35 ans sur dix considèrent qu’il existe une marge de progression, contre 53% des 35 à 54 ans et 50% des 55 ans et plus.

Un espace de travail agréable, ce n’est pas qu’une question de confort, les chiffres le montrent. Les travailleurs qui apprécient vraiment leur espace de travail affichent des scores nettement plus élevés en matière de satisfaction professionnelle (8,3/10 contre 5,2/10), de plaisir au travail (8,1/10 contre 5,2/10) et de motivation (8,4/10 contre 5,6/10). Ils s’estiment également plus productifs (8,6/10 contre 6,7/10) que ceux qui souhaiteraient disposer d’un autre environnement de travail.

« De nombreuses organisations cherchent aujourd’hui à encourager un retour plus fréquent au bureau. Notre étude montre qu’un cadre de travail agréable n’est pas un détail. La littérature scientifique indique que le fait de pouvoir considérer son lieu de travail comme son espace favorise l’envie de se déplacer au travail. Les chiffres montrent également que les travailleurs qui se sentent bien dans leur environnement professionnel sont plus motivés et plus productifs, » ajoute la Professeure Anja Van den Broeck.

Quand le poste de travail devient un espace personnel

Un dessin réalisé par ses enfants, une citation inspirante ou encore une photo de voyage : quelques touches personnelles suffisent souvent à transformer un simple poste de travail en un espace qui nous ressemble.

Près de sept travailleurs sur dix (69%) sont autorisés à laisser des effets personnels sur leur lieu de travail. Plus d’un tiers (36%) profitent de cette possibilité et personnalisent effectivement leur espace, notamment avec des photos de proches.

Cette pratique est plus répandue chez les jeunes travailleurs : 43% des moins de 35 ans déclarent personnaliser leur poste de travail, contre 34% des 35 à 54 ans et 28% des 55 ans et plus.

Les travailleurs ne s’approprient d’ailleurs pas leur espace uniquement à travers des objets personnels. Près de la moitié d’entre eux (46%) laissent délibérément sur leur bureau des affaires liées au travail, comme des livres ou des documents, pour marquer que c’est leur place. Les hommes (49%) le font davantage que les femmes (42%). Au total 55% des travailleurs reconnaissent tout simplement être attachés à leur espace de travail.

« La tendance du flex-desk entre souvent en conflit avec notre besoin d’autonomie, d’identité et de sentiment d’appartenance. Ce sentiment d’appropriation est fondamental et se retrouve dans bien d’autres situations. Imaginez que votre fils ou votre fille rentre à la maison avec la personne qui partage sa vie et que celle-ci s’installe immédiatement à votre place à table. Pour la plupart des gens, cela créerait un certain malaise. Au travail, c’est la même chose. Un poste de travail où aucune touche personnelle n’est autorisée envoie inconsciemment le message que la personne est interchangeable. Or, cela est mauvais pour la motivation, » poursuit la Professeure Anja Van den Broeck.

Des fanions de la Coupe du monde à un ‘mur des réussites’

Même lorsqu’il n’est pas possible de personnaliser les postes de travail individuels, les entreprises peuvent agir sur le bien-être et la motivation en investissant dans les espaces communs. Plus de la moitié des travailleurs (56%) précisent ainsi que ces espaces sont décorés à l’occasion d’événements particuliers, qu’il s’agisse de la Coupe du monde de football ou des fêtes de fin d’année. Près de quatre travailleurs sur dix (39%) évoquent également l’existence d’un véritable ‘wall of fame’ (‘mur des réussites’), où sont exposés des éléments représentatifs de leur équipe. On y trouve, par exemple, des articles de presse, des trophées ou d’autres réalisations marquantes.

« Nous avons tous besoin de nous sentir chez nous au travail, non seulement individuellement, mais aussi en tant qu’équipe,” indique Aline Bernard, porte-parole de Tempo-Team. “Les employeurs ont tout intérêt à permettre à leurs équipes d’aménager leur propre espace avec des photos ou des références à leurs succès collectifs. Ça renforce la cohésion, les liens entre collègues, l’envie de venir travailler et, au bout du compte, le plaisir au travail. »

 

Source: Tempo-Team – * Cette enquête a été réalisée en 2025 par Tempo-Team en collaboration avec la Professeure Anja Van den Broeck, spécialiste de la motivation au travail à la Faculté d’économie et de sciences de gestion de la KU Leuven. Elle repose sur une enquête menée par un bureau d’études indépendant auprès d’un échantillon représentatif de 2.000 travailleurs belges. La marge d’erreur maximale est de 2,08%.

This website is brought to you by Quasargaming.com's online Fruitautomaten games such as Speelautomaten and Gokautomaten.