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Sécurité informatique: deux tiers des travailleurs n’apprécient pas que leur employeur surveille leurs heures de connexion et de déconnexion.

Malgré les inondations catastrophiques de juillet, l’augmentation de la cybercriminalité durant l’année et l’émergence du variant Delta, la nouvelle enquête Unisys Security Index™ a constaté un recul de 5 % des préoccupations générales liées à la sécurité en Belgique, avec 130 points sur un maximum possible de 300. La Belgique est le seul pays européen dont le score en la matière a baissé cette année. Le pays affiche ainsi une anxiété nettement inférieure au reste du monde, dont l’Indice de sécurité moyen s’élevait à 162 points.

Le rapport, qui a examiné le sentiment de sécurité chez 11 000 consommateurs du monde entier, dont 1.000 Belges, a révélé que la sécurité sur Internet constituait le principal sujet de préoccupation des consommateurs belges, et que c’était la seule des quatre catégories à avoir augmenté par rapport à l’année dernière.

La sensibilisation aux cybermenaces reste déficiente…

D’après l’enquête, près de deux tiers (63 %) des Belges se méfient des hyperliens suspects. Néanmoins, la plupart des Belges ne sont pas conscients des menaces plus sophistiquées en matière de cybersécurité. L’enquête a notamment révélé que :

  • Plus de la moitié (52 %) ne sont pas conscients du « SMS phishing » (hameçonnage par SMS), qui permet à un escroc d’utiliser un texto pour collecter des données personnelles ou financières ;
  • Plus de quatre sur cinq (86 %) ne connaissent pas le « SIM jacking » (détournement de la carte SIM), méthode utilisée par les fraudeurs afin de transférer votre numéro de téléphone vers un téléphone qu’ils contrôlent ;
  • 53 % sont aussi prudents sur leur smartphone que sur leur ordinateur portable ou de bureau en ce qui concerne la protection des données personnelles et financières ; et
  • Trois quarts des personnes interrogées (76 %) ne savent pas à qui s’adresser si elles sont victimes d’une cyberattaque.

« Les cyberattaques sont de plus en plus présentes dans l’actualité. Il n’est donc pas surprenant que le consommateur moyen éprouve une certaine lassitude à l’égard des violations de données », explique Rudolf de Schipper, Delivery Lead, Belgium & International Institutions chez Unisys. « Nos données montrent que cette lassitude est très répandue en Europe, mais ce comportement fait aussi courir des risques à de nombreuses entreprises. Sans une sécurité réseau adéquate, un simple clic d’un employé depuis son domicile peut mettre en danger les joyaux de votre entreprise. Les organisations doivent adopter une stratégie de sécurité holistique qui offre une plus grande visibilité sur les environnements informatiques et liés au cloud afin de pouvoir combler les lacunes et réagir en cas d’incident. Elles doivent également envisager le recours à des outils leur permettant de chiffrer leurs données, de segmenter leur réseau afin qu’un intrus ne puisse pas s’y déplacer latéralement, et d’étendre les mesures d’authentification des identités et accès. »

Concilier protection de la vie privée et surveillance des employés à l’ère du travail hybride

Il est frappant de constater à quel point les Belges sont attachés à leur vie privée, tant en public que sur le lieu de travail. Ainsi, les employés y privilégient un modèle de travail hybride, qui leur permet de choisir de manière flexible entre travail au bureau et travail à domicile. Dans le cadre de cette nouvelle liberté, ils s’attendent à ce que leur employeur leur fasse confiance. Cela dit, la majorité des Belges sont mal à l’aise à l’idée que leur employeur puisse les surveiller. Les employés plus âgés sont particulièrement réticents au contrôle sur le lieu de travail. Principaux constats sur ce plan :

  • Deux tiers (66 %) n’apprécient pas que leur employeur demande à surveiller leurs heures de connexion et de déconnexion ;
  • Un quart (24 %) préféreraient n’avoir aucune forme de surveillance au travail. La proportion est encore plus élevée chez les personnes âgées de 55 à 65 ans, dont 43 % s’opposent à une quelconque forme de contrôle ; et
  • Un tiers (34 %) des répondants âgés de 18 à 24 ans ne voient pas d’objection au fait d’être surveillés par webcam lors d’une réunion Zoom afin de vérifier si tout le monde est attentif. Chez les 55 à 64 ans, la proportion n’est que de 16 %.

 

Source : Unisys Security Index. L’indice de 2021 a sondé 11 000 consommateurs dans 11 pays en juillet 2021. Unisys Corporation (Bourse de New York : UIS) a évalué leur attitude face à un large éventail de questions concernant la sécurité personnelle, nationale, financière et liée à Internet. Sur une échelle de 0 à 300, où 300 représente le niveau de préoccupation maximal, l’indice s’établit aujourd’hui à 162 – un niveau de préoccupation élevé, avec tous les pays européens en dessous de la moyenne mondiale.

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