Une étude nationale menée par le bureau d’étude indépendant IPSOS auprès de 1000 bénéficiaires d’écochèques en Belgique montre à quel point les écochèques font aujourd’hui partie du quotidien des salariés belges. Loin d’être perçus comme un avantage accessoire, les écochèques représentent un soutien concret au pouvoir d’achat. Dans un contexte de hausse des coûts, ils permettent aussi d’orienter la consommation vers des choix plus durables et de soutenir l’économie locale.
Les chiffres montrent que, bien que les écochèques soient valables pendant deux ans, 90% des bénéficiaires dépensent l’intégralité de leur montant en moins d’un an, et près de 60% en moins de six mois. Ce taux d’utilisation élevé confirme que l’écochèque répond à un besoin réel. Pour de nombreux ménages, il constitue un complément tangible au salaire, destiné à financer des dépenses utiles, parfois difficile à assumer autrement.
Un levier concret pour des choix de consommation durables et locaux
Les répondants pouvaient cocher plusieurs catégories d’achat. Près d’un bénéficiaire sur deux utilise ses écochèques pour des achats liés au bricolage ou au jardinage durables. 44% les consacrent à du matériel économe en énergie, tandis que près d’un quart investit dans des solutions de mobilité douce, comme des vélos ou des accessoires associés. Par ailleurs, un bénéficiaire sur trois indique utiliser principalement ses écochèques dans un commerce de proximité, une proportion encore plus marquée chez les jeunes adultes actifs.
« Il était important de pouvoir connaître de manière objective ce que les Belges pensent de l’écochèque. Cette étude confirme les autres enquêtes que nous avions menées précédemment auprès de nos propres utilisateurs et montre clairement que les écochèques jouent un rôle concret dans le quotidien des ménages. Ils aident concrètement les ménages à faire des choix plus durables, tout en soutenant les commerces locaux », explique Jean-Louis Van Houwe, CEO de Monizze.
Des effets notables en cas de suppression?
L’étude met également en évidence les effets qu’aurait une éventuelle suppression. Près d’un bénéficiaire sur deux verrait son niveau de consommation impacté, et une part importante devrait revoir certains achats responsables sans ce soutien.
L’écochèque joue en effet un rôle incitatif. Plus de sept bénéficiaires sur dix (72%) reconnaissent qu’il influence positivement leurs décisions d’achat en faveur de produits durables qu’ils n’auraient pas acquis sans cet avantage. En cas de suppression, 77% des bénéficiaires se déclareraient très insatisfaits et considéreraient cette mesure comme une perte de salaire net, tandis que près de la moitié estiment que le dispositif devrait être renforcé.
Un soutien reconnu au pouvoir d’achat…
En Belgique, l’écochèque bénéficie à environ 2,3 millions de travailleurs, selon des données sectorielles. Pour près d’un million d’entre eux, il s’agit de l’unique chèque social intégré à leur package salarial. Près de neuf bénéficiaires sur dix considèrent l’écochèque comme utile, voire indispensable, pour maintenir leur niveau de consommation et accéder à des produits essentiels et de qualité. Par ailleurs, près de 70% des bénéficiaires craignent que leur employeur ne compense pas la disparition de l’écochèque, ou seulement de manière moins avantageuse.
… et au commerce de proximité
Au-delà de son impact sur les ménages, l’écochèque joue également un rôle important pour l’économie locale. Plus d’un tiers des bénéficiaires les dépensent dans des commerces de proximité, une proportion qui atteint 41% chez les 18–34 ans. Pour de nombreux petits commerces, ces dépenses représentent une part non négligeable du chiffre d’affaires, en particulier dans les secteurs liés aux équipements durables.
Le constat reste clair : l’écochèque s’est imposé comme un outil structurant du pouvoir d’achat en Belgique, dont l’évolution mérite d’être envisagée avec attention au regard de ses effets sur les ménages, la consommation responsable et l’économie locale.

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