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Epidémie de coronavirus: les travailleurs subissant une perte de revenus seront-ils compensés par de nouvelles mesures gouvernementales?

Lors du contact avec les partenaires sociaux fin de la semaine dernière, le gouvernement fédéral a annoncé qu’une deuxième série de mesures sera annoncée pour faire face à l’impact social et économique du coronavirus. La propagation du coronavirus pourrait en effet avoir un impact important sur les revenus d’un très grand nombre de travailleurs belges. Aussi, la CSC attend du gouvernement qu’il ne se préoccupe pas uniquement des employeurs et des indépendants mais qu’il prenne également des mesures pour protéger les travailleurs contre la perte de revenus. A cet effet, le syndicat avance que toute une série de mesures très concrètes peuvent être prises.

« On renvoie fréquemment au régime de chômage temporaire pour faire face à des coups durs. C’est une bonne chose car notre sécurité sociale est particulièrement efficace comme facteur de stabilisation dans des situations de crise. La CSC demande que l’indemnité de chômage temporaire soit portée de 65 à 70 % du salaire, à l’instar de ce qui avait été fait après la crise financière de 2008. »

Fin février, le parlement avait encore approuvé une série de mesures pour faire face aux conséquences d’un éventuel Brexit en cas de « no-deal ». L’élargissement du chômage temporaire faisait partie de ces mesures. La CSC veut que cette mesure prise dans le cadre du Brexit et qui prévoyait une augmentation et une généralisation du complément minimum payé par l’employeur en sus de l’indemnité de l’ONEm soit généralisée et qu’elle s’applique donc également aux citoyens qui subissent une perte de revenus suite au coronavirus.

« Ces personnes sont tout autant des victimes que les personnes touchées par le chômage temporaire suite au Brexit. Même avec une indemnité égale à 70 % du salaire (plafonné), la perte de revenu reste importante. A cette somme vient aujourd’hui s’ajouter un complément minimum que l’employeur paye en plus de l’indemnité de l’ONEm en cas de chômage économique. Ce complément est de minimum 2 euros par jour pour un ouvrier et de 5 euros par jour pour un employé. A la demande de la CSC, ce complément a été aligné pour les ouvriers et les employés. Il a également été indexé, portant ainsi le complément pour les victimes du Brexit à 5,63 euros par jour soit 146,38 euros par mois. »

La CSC veut que cette règle devienne la règle générale et qu’elle s’applique par conséquent aux conséquences de l’épidémie de coronavirus, y compris en cas de chômage temporaire pour force majeure. Avec l’indexation du mois de mars, le montant est porté à 5,74 euros par jour soit 149,30 euros par mois (à indexer).
La CSC veut que les jours de chômage temporaire soient assimilés pour le droit aux vacances annuelles et pour le pécule de vacances.

Enfin, la CSC veut que les règles relatives au maintien du salaire et au salaire garanti en cas d’incapacité de travail soient appliquées correctement. « Toute personne qui ne peut travailler pour cause de maladie et/ou contamination et/ou mesures de quarantaine dans un hôpital est en principe inapte au travail et a donc droit au salaire garanti en cas de maladie. Les autres travailleurs que l’employeur ne veut pas garder au travail par mesure de précaution conservent leur salaire ordinaire étant donné qu’il ne s’agit pas d’une force majeure. »

La CSC attend également des employeurs qu’ils utilisent pleinement la concertation sociale dans les entreprises et dans les organisations pour prendre les mesures nécessaires pour limiter les conséquences du coronavirus afin de permettre aux entreprises et aux travailleurs mais également aux utilisateurs et aux clients de traverser cette période difficile en subissant le moins de dégâts possibles.

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