Le taux d’emploi des femmes (65%) ne cesse d’augmenter en Wallonie. Entre 1999 et 2025, il a augmenté de 31%. Pour se rapprocher encore plus du taux d’emploi de 80%, la Wallonie et le Forem ont pour ambition de mettre davantage de personnes à l’emploi en Wallonie, notamment des femmes. Étant donné que 39% des chercheurs d’emploi ne disposent pas du CESS, le meilleur levier pour répondre aux besoins des entreprises est la formation.
Afin de permettre à plus de femmes de décrocher un contrat et aux entreprises de trouver du personnel qualifié, notamment dans les métiers en pénurie, le Forem et Interface3.Namur ont lancé, en collaboration avec Veolia, une formation d’électromécaniciennes.
En Wallonie, le taux d’emploi des 20-64 ans au troisième trimestre 2025 est de 68,6%. Celui des femmes (65%) est le plus haut de ces 25 dernières années.
Dans quels secteurs les femmes sont-elles actives ?
En Wallonie, quand on parle de l’emploi salarié des femmes, on les retrouve majoritairement dans les secteurs de la santé humaine et de l’action sociale (78% des postes sont occupés par des femmes), de l’enseignement (72%), ainsi que dans le secteur des services (60% dans les activités de services administratifs et de soutien aux entreprises et 63% dans les autres activités de services).
Parallèlement, la présence des femmes progresse dans plusieurs métiers, notamment les STEM (sciences, technologies, engineering et mathématiques). Des métiers comme graphiste (41,8%), chercheur·e en sciences exactes (46,3%) ou encore responsable de la communication externe (65,9%) sont de plus en plus occupés par des femmes.
Mais d’autres, très pourvoyeurs d’emplois, attirent, à ce jour encore, une faible proportion de femmes, notamment électromécanicien·ne de maintenance industrielle (1,4% des chercheurs d’emploi choisissant ce métier sont des femmes), électricien·ne de maintenance (1,08%) ou conducteur·trice de chariots élévateurs (2,8%).
Dans quels domaines se forment-elles ?
En 2025, plus de 7.600 femmes ont suivi une formation au Forem, principalement dans des métiers liés à l’accueil, à la comptabilité, au secrétariat, aux titres-services, à la communication ou encore au tourisme, mais également en industrie. Si l’on observe une diversification progressive de leurs choix, les femmes restent encore largement sous-représentées dans de nombreux secteurs confrontés à des pénuries. Or, sur les 400 intitulés de formation proposés par le Forem, près de 200 concernent des métiers en pénurie, notamment dans des domaines techniques comme l’électromécanique. Encourager et accompagner davantage de femmes vers ces filières constituent un levier essentiel pour répondre aux besoins du marché du travail, réduire les pénuries structurelles et améliorer durablement le taux d’emploi en Wallonie.
La formation « Active ton potenti’ELLE » avec Veolia
Dans ce contexte, des initiatives concrètes voient le jour pour encourager davantage de femmes à s’orienter vers ces métiers techniques. Veolia est engagée depuis le début dans cette démarche, notamment à travers le projet « ElectroGirls / Technicienne en électromécanique – active ton potenti’ELLE ». Ce programme vise à former un groupe de neuf femmes peu qualifiées (maximum CESS) au métier de technicienne en électromécanique, dont une partie seront ensuite recrutées par Veolia en Wallonie au sein de sa branche Énergie.
Ce projet repose sur un partenariat solide associant Interface3.Namur, les Centres de compétence TechnoCampus et Forem Environnement pour la formation technique, ainsi que Forem Business pour le développement des compétences transversales. Cette initiative illustre concrètement la volonté du Forem et de ses partenaires de diversifier l’accès aux métiers en pénurie et d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles aux femmes, tout en répondant aux besoins d’effectifs des entreprises.
Des formations sans prérequis exclusivement réservées à des chercheuses d’emploi
Dans cette dynamique, d’autres formations spécifiques ont été développées ces dernières années, notamment Logistiqu’Elle, destinée à former des magasinières-caristes, mais également des parcours vers les métiers d’opératrices dans l’industrie alimentaire, ou encore le programme #Girls4Cyber qui ouvre aux femmes les portes des métiers de la cybersécurité. Ces initiatives illustrent la volonté du Forem d’élargir les opportunités professionnelles et de répondre aux besoins croissants de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs en pénurie.
« En Wallonie, le taux d’emploi des femmes a progressé de 31% depuis 1999 pour atteindre 65% au troisième trimestre 2025. C’est encourageant, mais nous devons aller plus loin encore pour nous rapprocher de notre objectif de 80%. La formation est le levier le plus puissant pour permettre aux femmes d’accéder à des métiers porteurs, techniques et en pénurie, où elles sont sous-représentées, alors qu’ils donnent accès à des emplois, et des salaires, de qualité. Avec ce partenariat, nous ouvrons concrètement les portes de l’électromécanique à des chercheuses d’emploi motivées. C’est une avancée majeure pour l’égalité des chances en matière de formation et d’emploi de qualité, mais aussi pour répondre aux besoins des entreprises wallonnes », affirme l’Administratrice générale du Forem, Raymonde YERNA.
« Ce programme sociétal promeut l’égalité des chances et des opportunités, ainsi que le respect, valeurs chères à Veolia. Il nous a déjà permis de recruter 45 femmes, initialement en recherche d’emploi, devenues électromécaniciennes ou techniciennes de maintenance au sein de nos équipes à Bruxelles. Il nous a donc semblé naturel de nous associer à son lancement en Wallonie », explique Marie KOKOT, Directrice des Ressources Humaines de Veolia en Belgique et au Luxembourg. « Nous avons besoin de talents techniques localement, en Belgique : nos métiers dans les domaines de l’énergie, des déchets ou de l’eau, ne sont pas délocalisables. Les programmes de formation comme celui-ci nous permettent de former les chercheuses et chercheurs d’emploi à nos besoins spécifiques et en constante évolution, notamment sur des métiers en tension. »
« L’égalité femmes-hommes se construit aussi par l’accès aux métiers techniques et à des carrières porteuses. Former des techniciennes en électromécanique, en travaillant sur les freins, c’est ouvrir des perspectives pour les femmes et répondre aux besoins du terrain », ajoute Aline RENARD, Coordinatrice de l’opérationnel à Interface3.Namur

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