Le marché du travail belge reste sous pression, comme le montrent les chiffres d’Eurostat et de Statbel. Les employeurs sont confrontés à des pénuries persistantes de talents, tandis que les coûts salariaux demeurent élevés en raison de l’indexation automatique. Dans ce contexte tendu, l’intérêt pour des formes alternatives de rémunération qui renforcent le pouvoir d’achat des travailleurs sans augmenter les salaires bruts progresse.
Monizze et Liantis partagent leurs analyses sur la manière dont les entreprises, y compris les PME, peuvent intégrer la rémunération flexible dans une politique RH plus large.
La pénurie sur le marché du travail reste structurelle
La pénurie n’est pas un phénomène temporaire. Les derniers chiffres de Statbel indiquent qu’au troisième trimestre 2025, 159.613 postes vacants étaient recensés au sein des entreprises belges. 227 métiers figurent sur la liste des fonctions en pénurie du VDAB (l’équivalent flamand du Forem).
Le taux d’emploi reste inférieur à celui des pays voisins tels que la France, les Pays-Bas et l’Allemagne, selon les dernières données disponibles d’Eurostat.
Selon Nicolas Maes, Chief Client Officer PME chez Liantis, ce contexte contraint les entreprises à repenser leur politique de rémunération : « Les employeurs cherchent des moyens de rester attractifs sans que leurs coûts n’augmentent davantage. La rémunération flexible n’est pas une solution miracle, mais c’est un instrument qui, dans le cadre légal existant, peut créer une marge supplémentaire. Cela devient aujourd’hui également plus pertinent pour les employeurs PME. Pour eux, la question n’est pas seulement de savoir si la rémunération flexible est intéressante, mais surtout si elle est administrativement gérable. Trop souvent, ces systèmes sont complexes et chronophages à mettre en place et à gérer. Il est donc crucial de les maintenir aussi simples que possible et d’éviter à tout prix toute charge administrative supplémentaire. »
La rémunération flexible comme composante d’une politique RH plus intelligente
La rémunération flexible regroupe des avantages qui augmentent le pouvoir d’achat net des travailleurs sans accroître les salaires bruts. Il s’agit notamment d’avantages extralégaux tels que les chèques-repas, les écochèques, les solutions de mobilité et les packages flexibles à la carte.
« Nous constatons que les travailleurs accordent de plus en plus d’importance à un package adapté à leur situation personnelle », déclare Jean-Louis Van Houwe, CEO de Monizze. « Il ne s’agit pas uniquement d’optimisation financière, mais aussi de liberté de choix et de transparence. Pour de nombreuses organisations, c’est une manière d’aligner davantage leur politique RH sur les attentes de leurs collaborateurs. »
L’accessibilité pour les PME progresse
Alors que la rémunération flexible était autrefois principalement l’apanage des grandes entreprises, Monizze et Liantis observent qu’un nombre croissant de PME franchissent le pas.
Corentin Dubois, Deputy CEO de Monizze: « RewardFlex est une solution conviviale et centralisée, conçue pour les entreprises de toutes tailles, et en particulier pensée pour les PME. Au sein d’une seule plateforme, elles peuvent facilement mettre en place et gérer leurs chèques sociaux, un plan cafétéria et un budget mobilité. Les petites entreprises accèdent ainsi enfin à des possibilités auparavant réservées surtout aux grandes structures. Il ne s’agit pas ‘d’un outil RH supplémentaire’, mais d’une solution globale pratique et réellement adaptée aux PME. »
Dans ce contexte, Liantis et Monizze annoncent un renforcement de leur collaboration. Les deux organisations travaillent déjà ensemble depuis plusieurs années autour des avantages sociaux tels que les chèques-repas et les écochèques, et étendent à présent leur partenariat au plan cafétéria et au budget mobilité. En proposant également RewardFlex via la plateforme Liantis, il devient plus simple pour les PME de mettre en œuvre des avantages flexibles.

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