Minimum deux semaines de vraies vacances pour déconnecter et récupérer…

Les vacances d’été approchent et un constat s’impose : les Belges ont besoin, en moyenne, de 13 jours consécutifs pour réellement récupérer, week-ends compris. Parallèlement, plus de quatre personnes sur dix (45%) optent pour une combinaison de courtes pauses et de vacances plus longues. De quoi rendre la planification des congés plus complexe, surtout dans un pays comme la Belgique où les travailleurs bénéficient d’une autonomie relativement élevée.

Ceux qui doivent demander leurs congés le font en moyenne 6 semaines à l’avance. Ce sont les conclusions d’une étude internationale menée par le prestataire de services RH SD Worx auprès de 5 936 décideurs RH et 16 500 travailleurs dans 16 pays européens, dont plus de 1 000 travailleurs en Belgique.

Deux semaines pour recharger les batteries

Les travailleurs belges ont besoin, en moyenne, de 13 jours consécutifs pour vraiment se ressourcer, week-ends compris. La Belgique se situe ainsi exactement dans la moyenne internationale, dans le peloton européen : nettement au-dessus du Royaume-Uni, où les travailleurs déclarent que 8 jours suffisent, mais en dessous de pays comme l’Espagne, la Pologne et la Suède, où l’on évoque 16 à 17 jours nécessaires pour réellement récupérer.

Le besoin de vacances pour récupérer varie fortement d’un travailleur à l’autre. 28% estiment toutefois qu’il leur faut plus de deux semaines. Pour 14%, décrocher du travail demande moins de sept jours.

Les travailleurs belges privilégient un mélange de durées de congé

Les travailleurs belges affichent une préférence pour un mix de courtes interruptions et de vacances plus longues. Plus de quatre sur dix (45%) privilégient cette combinaison, contre 29% qui optent surtout pour des vacances plus longues planifiées longtemps à l’avance, et 18% qui préfèrent des pauses courtes, prises de manière plus ad hoc au fil de l’année. Seuls 8% n’ont pas de préférence marquée.

La Belgique se distingue ainsi des pays davantage adeptes de « l’unique longue période de vacances », comme la Pologne, la Suède ou l’Allemagne, où la préférence pour des vacances plus longues et planifiées est nettement plus forte.

« Le modèle belge montre que la récupération n’est plus forcément liée à une seule longue période de vacances d’été. Les travailleurs répartissent de plus en plus leurs moments de récupération tout au long de l’année », explique Katleen Jacobs, Business Manager Advisory chez SD Worx. « Pour les employeurs, cela signifie une planification des congés plus complexe. Il ne s’agit plus uniquement du pic estival, mais d’un ajustement continu sur l’ensemble de l’année, où courtes pauses et périodes plus longues se succèdent. Des accords clairs et une bonne planification au niveau des équipes deviennent essentiels pour garder la charge de travail sous contrôle et garantir la continuité. »

Les Belges en tête en matière d’autonomie

43% des travailleurs belges déclarent ne pas devoir demander leurs congés à l’avance. La Belgique fait ainsi partie des leaders européens en matière d’autonomie et dépasse clairement la moyenne internationale (33%). Parmi les 57% qui doivent introduire une demande, le délai moyen est de 42 jours, légèrement supérieur à la moyenne européenne (39 jours). Les différences entre pays restent importantes: l’Allemagne affiche un délai moyen de 84 jours, tandis que la Serbie se situe au minimum avec 23 jours lorsque les travailleurs doivent demander leurs congés à l’avance. Cela confirme que les travailleurs belges disposent d’une marge de manœuvre relativement importante pour choisir quand prendre leurs congés.

« Cette autonomie ne supprime toutefois pas le besoin de coordination. Les travailleurs qui doivent obtenir une autorisation (57%) doivent s’y prendre environ six semaines (42 jours) à l’avance. Cela montre que les demandes de congé doivent toujours être conciliées avec les besoins opérationnels, les périodes de pointe et la disponibilité au sein de l’équipe », souligne Katleen Jacobs, Business Manager Advisory chez SD Worx.

Prendre des congés fonctionne généralement, mais des obstacles subsistent

Deux tiers des travailleurs belges (66%) indiquent avoir pu prendre tous leurs jours de congé au cours de l’année écoulée. 16% n’y sont pas parvenus.

Même si la plupart prennent effectivement des congés, le contexte reste déterminant. Ainsi, 23% estiment que prendre des vacances crée une pression supplémentaire, pour eux-mêmes ou pour leurs collègues. La majorité des travailleurs belges (50%) peuvent, eux, prendre des congés sans pression supplémentaire.

Par ailleurs, 28% disent se sentir encouragés par leur supérieur hiérarchique à prendre régulièrement des vacances, tandis que 30% indiquent au contraire que cet encouragement fait défaut.

La culture de travail reste décisive

Katleen Jacobs, Business Manager Advisory chez SD Worx, conclut : « Les travailleurs belges privilégient la flexibilité plutôt qu’une seule longue période de vacances d’été. En pratique, prendre des congés est souvent possible, mais l’expérience réelle des travailleurs dépend de bien plus que du seul nombre de jours de vacances. Les managers ont un rôle clé : ils contribuent à instaurer une culture où les collaborateurs peuvent prendre des congés sans culpabilité, sans pression supplémentaire sur les collègues. Mais les travailleurs ont aussi leur part de responsabilité : en demandant leurs congés à temps, l’impact sur l’organisation du travail et sur l’équipe peut être mieux anticipé. »

 

Source: SD Worx

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