Les employés belges sont plus exigeants : le contenu de la fonction et le leadership deviennent cruciaux en 2026. Bien que le facteur « salaire et avantages » demeure le numéro un incontesté, les autres critères gagnent quasiment tous en importance. C’est ce qui ressort de la 26ème édition de la Randstad Employer Brand Research, une étude indépendante menée chaque année auprès de plus de 11.000 Belges sur l’attractivité des employeurs de Belgique.
Il est frappant de constater que les grandes entreprises affichent d’excellentes notes en matière d’innovation et de management, mais que l’écart par rapport au propre employeur reste béant sur le plan de la sécurité d’emploi et du contenu de la fonction.
Exigences accrues dans une économie au ralenti.
Le marché belge du travail est confronté à un mélange complexe de défis. L’incertitude économique entraîne une baisse des départs volontaires, ce qui ralentit la « chaîne des offres d’emploi ». Par conséquent, l’accent se déplace inévitablement du recrutement vers la rétention et la mobilité interne.
Bien que le facteur « salaire attractif et avantages » (64%) demeure le numéro un absolu, presque tous les autres critères pèsent aujourd’hui davantage dans la balance. L’employé belge est plus critique que jamais :
- Contenu intéressant de la fonction : +14 points de pourcentage
- Qualité du management et de la direction : +14 points de pourcentage
- Équilibre travail-vie privée : +8 points de pourcentage
- Ambiance de travail agréable : +8 points de pourcentage
Il est frappant de constater que la sécurité d’emploi (58%) gagne de l’importance (+6 pp.) mais recule de la deuxième à la quatrième place dans le classement. Ce qui suggère qu’en 2026, l’employé belge ne limite pas ses exigences au seul aspect de la stabilité dès que les conditions de base sont remplies.
Image versus réalité.
L’étude met au jour une distinction bien nette entre l’image abstraite des grandes entreprises privées et la réalité quotidienne vécue chez son propre employeur. En pratique, l’employeur du répondant récolte de meilleures notes pour 9 des 12 critères.
La sécurité et la pertinence du travail priment. Chez son propre employeur, la « sécurité d’emploi » arrive incontestablement en tête (3,98 sur 5). De même, le « contenu de la fonction » (3,83) est nettement plus apprécié chez l’employeur actuel que dans les grandes organisations (3,46). Le Belge se sent tout simplement plus utile et plus en sécurité chez son propre employeur.
Les grandes entreprises, moteur d’innovation.
La force des grandes entreprises réside dans la perception du progrès. Elles dominent le classement sur le plan des nouvelles technologies (3,68) et de la qualité du management (3,66). Les grands acteurs sont considérés à la fois comme les moteurs de l’innovation et les champions de la gestion professionnelle.
Défis communs : l’inclusivité et l’impact.
On observe un consensus positif à propos de l’égalité des chances : ce critère occupe le trio de tête dans les deux classements. L’inclusivité au travail bénéficie d’un large soutien en Belgique. Les plus grands défis pour tous les employeurs restent toutefois la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) et l’offre de perspectives d’évolution concrètes, domaines qui affichent les scores les plus bas sur toute la ligne.
« En période d’incertitude, nous nous accrochons à ce que nous connaissons : notre employeur actuel offre une sécurité et un travail qui fait sens », souligne Aline Bernard, porte-parole de Randstad. « Mais pour mobiliser réellement les talents, un bon salaire ne suffit plus ; celui-ci est une exigence de base. Les entreprises qui veulent se démarquer doivent aujourd’hui investir dans un solide leadership et dans l’innovation. Concevoir la technologie autour des personnes et non l’inverse, c’est investir directement dans son capital humain. »
Source: Randstad

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