L’absence de longue durée pour cause de maladie n’est aujourd’hui plus une exception sur le lieu de travail. Près d’1 employé sur 3 en Belgique déclare avoir déjà été lui-même absent de longue durée pour maladie. 1 sur 4 connaît des collègues qui ont été absents pendant une longue période. L’absentéisme généralisé pèse non seulement lourdement sur les collaborateurs concernés, mais aussi sur leurs équipes et leur organisation. En outre, l’impact ne se limite pas au lieu de travail : il entraîne également un coût important pour la sécurité sociale et pour la société.
C’est ce qui ressort d’une enquête récente réalisée à la demande de Cefora, le plus grand fonds sectoriel de formation de la Commission paritaire 200. Parallèlement, la prise de conscience autour de la prévention et de la gestion des absences de longue durée progresse. Les entreprises et organisations souhaitent y faire face de manière consciente et durable, mais elles sont encore souvent à la recherche de la bonne approche. Avec une nouvelle offre de formations, Cefora entend les soutenir dans cette démarche.
Près de 8 employés sur 10 (79,3%) indiquent que l’absence de longue durée de collègues alourdit la charge de l’équipe en raison de l’augmentation de la pression de travail. Par ailleurs, une proportion similaire fait état d’un manque de clarté quant à la durée de l’absence d’un collègue. Pour plus de la moitié (63,7%), il n’est pas non plus clair comment le travail est redistribué.
L’attention portée à un environnement de travail sain augmente
L’attention portée au bien-être au travail a clairement augmenté ces dernières années. Ainsi, 67,8% des employés déclarent aujourd’hui accorder davantage d’attention à leur santé mentale qu’il y a deux à trois ans. La communication et les initiatives autour des absences de longue durée progressent également sur le lieu de travail : 37,8% constatent que le sujet est davantage abordé et 32,5% observent plus d’actions ou de formations sur ce thème.
L’enquête révèle en outre que, selon plus de la moitié des employés (52,5%), la gestion des absences de longue durée se fait plutôt de manière ad hoc. Ce manque de structure se traduit, pour quatre employés sur dix (41,3%), par un besoin accru d’information et de formation sur la gestion de l’absentéisme pour maladie des collègues.
« À travers nos contacts avec les professionnels RH et les managers, nous constatons que l’approche de la réintégration est souvent plus développée dans les entreprises que ne le perçoivent les employés eux-mêmes. C’est précisément là que réside le défi : une politique ne suffit pas, les collaborateurs doivent aussi la connaître et la ressentir. C’est pourquoi, dans le cadre de notre thème annuel “L’humain au centre”, nous lançons une nouvelle offre de formation étendue pour les aider à mieux prévenir les absences de longue durée, encadrer et informer correctement les collaborateurs et rendre possible une réintégration durable », déclare Hélène Legrand, Head of HR chez Cefora.
La formation comme levier pour une réintégration durable
Le nouveau programme de formation s’adresse tant aux employés qu’aux professionnels RH et aux managers. Il met notamment l’accent sur le bien-être, la prévention de l’absentéisme, la mise en place d’une politique organisationnelle en matière d’absence et de retour au travail, le maintien d’un contact empathique et efficace avec les collaborateurs absents de longue durée ainsi que leur suivi, et l’accompagnement d’une reprise du travail réussie et durable. De cette manière, Cefora aide les organisations à gérer les absences de longue durée, à en limiter l’impact sur les équipes et, lorsque c’est possible, à les prévenir. Par cette offre de formation, Cefora, en tant qu’organisme de formation de la CP 200, met également en œuvre le dernier accord sectoriel, dans lequel les partenaires sociaux ont fait de la prévention et de la réintégration durable après une absence de longue durée une priorité.
« Notre étude montre clairement que les organisations et les entreprises sont ouvertes à davantage de formation et d’encadrement. C’est un signal important. Plus elles sont préparées, plus les chances d’un suivi humain pendant l’absence et d’un retour durable par la suite sont élevées. La formation peut réellement faire la différence », conclut Hélène Legrand.
Source: étude récente réalisée à la demande de Cefora par un bureau de recherche indépendant. L’étude a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 562 Belges actifs, via une enquête en ligne en mars 2026.

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