Plus d’un quart des travailleurs belges (27%) déclarent vivre en permanence d’un salaire à l’autre. À cela s’ajoutent 29% qui indiquent que c’est presque toujours le cas, tandis que 21% y sont confrontés de manière occasionnelle. Cette pression financière se reflète également dans les comportements de consommation au quotidien.
Près des deux tiers des répondants (63%) indiquent qu’il leur arrive de reporter le paiement de certaines factures jusqu’au versement de leur salaire, tandis que plus de la moitié (52%) déclarent éprouver des difficultés à faire face à une dépense imprévue supérieure à 1.000 euros.
Faut-il encore attendre la fin du mois ?
Ces résultats soulèvent également la question de la pertinence du cycle salarial mensuel traditionnel face à la réalité financière actuelle des travailleurs belges. Près de deux tiers (62%) estiment qu’un paiement mensuel ne correspond plus à la manière dont ils gèrent leur vie quotidienne. Chez les travailleurs âgés de 18 à 34 ans, cette proportion atteint 69%.
Interrogés sur la possibilité d’accéder à des salaires déjà acquis plutôt que d’attendre la date officielle de paiement, plus de la moitié (52%) se disent favorables à cette option. Cette préférence est encore plus marquée chez les jeunes travailleurs (18 à 34 ans), où 62% privilégieraient un accès plus flexible à leur rémunération.
Une paie flexible au service d’une meilleure gestion financière
Pour près d’un quart des répondants (24%), une paie flexible faciliterait la gestion des dépenses imprévues, tandis que 22% estiment qu’elle leur permettrait d’épargner ou d’investir plus rapidement. Près d’un travailleur sur cinq (19%) indique que sa principale motivation serait d’éviter un découvert bancaire en fin de mois.
Jessica Pillow, Global Total Rewards Leader chez Deel explique: « Le fait que les salaires soient généralement versés autour du 30 du mois n’a rien d’un hasard. Par le passé, la plupart des charges fixes étaient prélevées en début de mois, et un paiement peu avant permettait de garantir que chacun dispose des fonds nécessaires sur son compte. Ce schéma ne correspond toutefois plus à la réalité actuelle. Aujourd’hui, les paiements sont plus flexibles, les dépenses sont réparties sur l’ensemble du mois, et les travailleurs souhaitent pouvoir aligner leurs revenus sur cette évolution. Pour certains, cela signifie mieux planifier ou épargner plus vite, pour d’autres, cela apporte surtout de la tranquillité d’esprit face aux charges fixes. Pour les employeurs, c’est l’opportunité de mieux s’adapter aux modes de vie réels de leurs collaborateurs, moyennant des ajustements relativement limités de la structure de paie. »
Source: cette étude a été réalisée par Markteffect pour le compte de Deel auprès d’un panel en ligne. La collecte des données s’est déroulée du 13 au 22 avril 2026 auprès de 1.003 travailleurs salariés résidant en Belgique et rémunérés sur une base mensuelle. L’échantillon a été constitué selon des quotas de sexe, d’âge et de région. Pour un échantillon de 1.003 répondants, la marge d’erreur maximale est de 3,1% avec un niveau de confiance de 95%.

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