Le dernier rapport de santé d’IDEWE, le service externe pour la prévention et la protection au travail, montre qu’un nombre inquiétant (25,4%) de travailleurs en Belgique fument encore. Ce pourcentage atteint 28,3% chez les 35-44 ans. En outre, 58% des travailleurs sont encore en surpoids, 59% font moins de 90 minutes d’exercice physique par semaine et 25% souffrent d’hypertension. Le service de prévention externe plaide naturellement pour un mode de vie plus sain.
IDEWE a interrogé pas moins de 256.750 travailleurs en Belgique, de différentes tranches d’âge. Le pourcentage le plus élevé de fumeurs, qui atteint 28,3%, concerne les travailleurs âgés de 35 à 44 ans. Il est intéressant de noter que le nombre de fumeurs diminue avec l’âge : 23,2% dans la tranche d’âge 45-55 ans et 20,5% chez les plus de 55 ans. En outre, le rapport note que la baisse constante du nombre de travailleurs fumeurs depuis 2011 a stagné cette année. Il y a également beaucoup plus d’hommes fumeurs (31%) que de femmes (17,8%).
« Ces résultats montrent l’urgence de travailler sur le tabagisme au travail », déclare Sofie Vandenbroeck, responsable du département Knowledge, Information & Research chez IDEWE. « Le tabagisme a de vastes conséquences, tout d’abord pour le fumeur lui-même, comme les risques accrus pour la santé, la diminution de la productivité et l’augmentation de l’absentéisme. En outre, il peut affecter l’environnement de travail : des conflits peuvent survenir à ce sujet, par exemple parce que les non-fumeurs ont souvent l’impression que leurs collègues fumeurs prennent plus de pauses. »
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met également en garde contre l’impact considérable du tabagisme, le tabagisme actif et passif entraînant un nombre très élevé de décès chaque année (mise à jour du 24 mai 2022). Le tabagisme augmente aussi le risque de toutes sortes d’infections des voies respiratoires, de cancers et de maladies cardiovasculaires. Sofie Vandenbroeck explique : « Chez IDEWE, nous préconisons donc des programmes d’arrêt du tabac et de promotion de la santé au travail, tant pour les travailleurs que pour les employeurs. Des actions sur mesure en collaboration avec les travailleurs fumeurs sont essentielles. Soyez à l’écoute de ce qui fonctionne pour chacun et soutenez-les, dans les hauts comme dans les bas, car l’arrêt du tabac est un effort à long terme. »
Vers un environnement de travail plus actif
Outre le tabagisme, l’inactivité des travailleurs reste préoccupante. Près de 7 sur 10 (69%) font moins de 150 minutes d’exercice physique par semaine, soit la durée recommandée par l’OMS, et 59% en font même moins de 90 minutes. Les hommes obtiennent des résultats légèrement meilleurs que les femmes (66% d’entre eux font moins de 150 minutes d’exercice contre 73% chez les femmes). Il est également frappant de constater que 63% des moins de 25 ans n’atteignent pas la norme de l’OMS.
En outre, le même pourcentage de travailleurs que dans le rapport précédent souffre toujours de surpoids (58%) et d’hypertension (24,6%). « Nous ne bougeons tout simplement pas assez et ne mangeons pas sainement : améliorer cela aurait des effets positifs non seulement sur la santé des travailleurs concernés, mais aussi sur la productivité, l’état d’esprit, l’absentéisme et l’ambiance de travail. En tant qu’employeur, vous pouvez encourager un environnement de travail plus actif en organisant, par exemple, des réunions-promenades, des promenades pendant la pause de midi, et en fixant des objectifs communs comme celui de faire un maximum de pas. »
Source: IDEWE – Enquête menée auprès de 256 750 travailleurs en Belgique