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Peoplesphere

Les CEO du BEL20 sont plus jeunes et mieux formés que leurs homologues à travers le monde.

Depuis 2011, Heidrick & Struggles – cabinet spécialisé en Executive Search et Leadership Consulting – publie un baromètre analysant le profil des CEO à travers le monde sur base de critères tels que l’âge, la formation académique et le parcours professionnel. Dénommé ‘Route to the Top’, le rapport de 2019 inclut pour la première fois la Belgique. Le profil des CEO du Bel 20 y est ainsi passé au crible aux côtés de 885 CEO issus de 15 autres pays tels que la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis ou encore la Chine. Notre pays se distingue notamment par une nomination relativement précoce. Malgré une position relative enviable, les résultats en matière de parité des genres doivent encore être améliorés.

C’est en Norvège et en Belgique qu’on entame le plus rapidement son parcours à la tête d’une entreprise. 38 % des CEO belges ont été nommés avant leurs 45 ans. Chez nos voisins scandinaves, ce chiffre grimpe même jusqu’à 44%. Ce phénomène a d’ailleurs un impact sur l’âge moyen des CEO du Bel 20 à leur nomination : ceux-ci ont, en moyenne, été nommés à 47 ans. C’est deux ans de moins que la moyenne internationale (49,6 ans).

Si l’on se penche sur l’âge actuel des CEO, des écarts encore plus importants sont à constater. Le plus jeune et l’aîné des CEO repris dans l’étude ne comptent pas moins de 58 ans d’écart. Le plus jeune CEO provient de Chine (31 ans), le plus âgé des Etats-Unis (89 ans). De façon générale, la moyenne d’âge tourne autour des 56 ans (55 ans pour la Belgique).

Mieux formés ! 

Ne devient pas CEO qui veut, et surtout pas sans passer par la case universitaire ou de la haute école. 86% des CEO belges ont décroché un diplôme d’études supérieures, ce qui fait de la Belgique le pays où le niveau de formation est le plus élevé. A titre de comparaison, la moyenne ne s’élève qu’à 58%. Dans certains pays comme l’Italie ou l’Australie, il n’est même que de 38% et 42% respectivement. Obtenir un MBA semble moins être un prérequis : seuls 33% des CEO belges ont suivi ce programme ; et ce pourcentage est à peine de 25% pour l’ensemble de l’échantillon.

2/3 des CEO du Bel 20 ont eu une expérience « C-suite » (CFO, COO, etc.) avant d’être nommés à leur poste actuel. C’est le deuxième résultat le moins élevé de l’enquête, bien loin de la Chine et de ses 48%.

Et la parité ?

Depuis plusieurs années, de nombreuses voix plaident pour une plus grande parité hommes-femmes à la tête des entreprises. Pourtant, les femmes ne représentent toujours que 5% des CEO, soit à peine 1% de plus qu’en 2018. A noter que pour la première fois cette année, tous les 16 pays repris dans le baromètre comptent au moins une femme CEO.

La Belgique fait ici figure d’exemple puisque 10% des CEO du Bel 20 sont des femmes. Notre pays se hisse ainsi à la deuxième place, juste derrière la Norvège (16%). Les bons résultats de la Belgique en matière de diversité s’illustrent d’ailleurs dans une autre catégorie : le pourcentage de CEO étrangers. Avec 43% de ‘non-nationals’, la Belgique se classe au 3e rang, précédée par la Suisse (46%) et les Pays-Bas (44%) ; des chiffres dépassant largement la moyenne des 19%.

En tant que première femme à la tête d’Heidrick & Struggles Bruxelles, Marie-Hélène De Coster ne peut que se réjouir de tels résultats : « Si la plupart des entreprises ont intégré l’idée que la diversité est aujourd’hui un réel enjeu, certains conseils d’administration préfèrent toutefois jouer la carte de la ‘‘sécurité’’. Pourtant, un manque de diversité au sein d’une entreprise est un risque en soi, tant du point de vue de l’expérience que de la réputation de l’entreprise ».

Le poste de CEO est en constante évolution.

« En plus de leurs compétences traditionnelles, les leaders d’entreprises doivent inspirer et motiver, mener à bien la révolution digitale et sont responsables de la communication envers toutes les parties prenantes, … tout cela en restant proches de leurs employés. Le CEO n’est plus seulement à la tête d’une entreprise, c’est le garant de toute la réputation corporate. »

Le profil des CEO nommés dans les 16 pays au cours des 12 derniers mois montre un recul de l’âge à la nomination (seulement 30% nommés avant 50 ans, contre 45% au niveau global), une importance encore accrue de la formation (64% de diplômés du supérieur, contre 58%) et une confirmation de l’importance d’une expérience C-suite (78% avec expérience C-suite, contre 76%). Last but not least, on observe auprès des récents nommés plus de diversité : 9% de femmes au lieu de 5%.

 

Source : Heidrick & Struggles – Cette étude permet au cabinet d’analyser l’évolution globale du profil de CEO et les différences entre pays. L’échantillon de l’édition 2019 est constitué de 906 CEO issus de 16 pays, dont 21 exercent leur fonction en Belgique.

 

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