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Transition écologique et véhicules de société: la diminution du nombre de voitures diesel ne profite pas (encore) à l’électrique.

Aujourd’hui, 1 voiture de société sur 5 roule à l’essence. En cinq ans, le diesel a perdu son monopole sur le marché des voitures de société, avec 17 % de véhicules en moins sur 5 ans. Fait marquant : ce n’est toujours pas au profit des véhicules électriques. Malgré la croissance du nombre des voitures de société électriques, celles-ci ne représentent toujours que 0,6 % de l’ensemble des voitures de société circulant aujourd’hui sur les routes belges. Les dirigeants d’entreprise semblent lentement trouver la voie vers l’alternative électrique (3 %). Pour que la voiture de société électrique réalise une percée, il faudra encore que le coût de ces modèles baisse et que l’encadrement soit plus solide.

Selon l’analyse menée par le groupe Acerta, en 2014, les voitures de société roulaient au diesel dans 96 % des cas. Entre-temps, en 2019, la voiture de société diesel a reculé de 17 % et sa part a chuté à un peu moins de 80 %. Ceci s’est fait surtout au profit des voitures essence : alors qu’elles ne représentaient que 3,5 % des voitures de société il y a 5 ans, 19 % des voitures de société aujourd’hui sont une version essence. Une quintuplation de la part des voitures de société électriques ne représente toujours que 0,6 % de l’ensemble des voitures de société circulant aujourd’hui sur les routes belges.

3 % des dirigeants d’entreprise roulent à l’électricité.

Acerta a également examiné séparément les chiffres pour les dirigeants d’entreprise et constate qu’ils roulent un peu plus souvent avec une voiture de société électrique : parmi les voitures de société pour dirigeants d’entreprise, 3 % aujourd’hui sont électriques. Cela représente donc aussi seulement une petite part. En arrondissant, le rapport est de 2 sur 3 diesel et 1 sur 3 essence.

Olivier Marcq, juriste chez Acerta : « Pour comprendre la part limitée de voitures de société électriques, nous ne devons probablement pas aller beaucoup plus loin que le prix. Les voitures de société sont généralement moyennes et cette catégorie de voitures électriques se situe toujours dans le segment coûteux. Elles ne constituent donc pas une option pour tout le monde. La percée de la voiture de société électrique ne se fera que lorsque le segment intermédiaire annoncé sera effectivement sur le marché. »

La nouvelle fiscalité est défavorable au diesel et favorable à l’électricité.

Laisser toutes les voitures de société rouler à l’électricité représenterait de toute façon d’autres défis que la demande. Pensez par exemple au fait que beaucoup plus de bornes de recharge seront nécessaires, y compris chez les employeurs. Des accords devront également être pris sur la façon de régler le chargement à domicile. L’encadrement de la voiture de société électrique n’est donc pas encore terminé. Mais la nouvelle fiscalité des voitures de société pour 2020 associe déjà la déductibilité des frais de voiture de société (voiture et carburant) aux émissions de CO2. Olivier Marcq: «Pour une voiture de société très polluante, la déductibilité peut baisser jusqu’à 40 %. L’incitation fiscale pour la conduite électrique augmente donc encore.»

Source: Acerta – Les données recueillies se basent sur les données salariales réelles des travailleurs en service auprès de plus de 45.000 employeurs issus du secteur privé, dont relèvent aussi bien des PME que de grandes entreprises.

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