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Communication, multidisciplinarité et progressivité sont des critères essentiels pour réussir la réintégration des travailleurs en incapacité.

Le symposium des Mutualités Libres s’est penché sur les facteurs de réussite du processus de réintégration. Jusqu’à présent, nombre d’entreprises et d’associations professionnelles ont pu constater que le dispositif imaginé par le gouvernement ne fonctionne pas. La plupart des personnes engagées dans un parcours de réintégration se voient signifier une incapacité définitive. En réunissant tous les acteurs impliqués dans le secteur de l’incapacité de travail et de la réintégration professionnelle, les Mutualités souhaitent donc identifier les moyens visant à permettre aux personnes de retourner au travail de manière réussie ? Voici 4 facteurs de succès autour desquels les intervenants étaient unanimes.

Les articipants au débat étaient François Perl (INAMI), Philippe Marneth (Mutualités Libres), Anja Marchal (Reumanet), Axel Delvoie (Cabinet de Maggie De Block), Thomas Orban (médecin généraliste), Louis Warlop (FEB) et Marie-Noël Schmikler (Mensura). Ceux-ci s’accordent sur les éléments suivants :

Une bonne communication entre les médecins accompagnant le patient est cruciale.
Le médecin traitant, le médecin-conseil et le médecin du travail ne communiquent pas encore suffisamment ensemble. Selon le Dr Thomas Orban, médecin généraliste et membre de la SSMG (Société Scientifique de Médecine Générale), il est compliqué d’accompagner correctement le patient sans un bon outil de communication entre ces trois acteurs. Un avis partagé par François Perl, directeur général du service Indemnités à l’INAMI, qui explique qu’il subsiste des problèmes techniques pour rendre la plateforme informatique compatible avec les autres outils existants.

Le patient a besoin de soutien, pas de sanctions !
Les personnes en incapacité de travail dans leur majorité veulent retourner travailler. Ils ont donc besoin en premier lieu d’un bon accompagnement et sûrement pas de sanctions. Selon nos intervenants, les enquêtes et la littérature démontrent que les sanctions sont contreproductives. Pour que le retour au travail se passe au mieux, il faut que les services RH et les managers reçoivent une formation professionnelle sur le thème de la réintégration professionnelle.

Le retour au travail progressif est efficace.
Une reprise du travail à temps partiel apparaît comme une solution pérenne. En 2017, 54.526 personnes ont reçu l’autorisation de reprendre le travail à temps partiel. Il est essentiel de sensibiliser davantage les employeurs sur cette possibilité de reprise à temps partiel. Et il faut mieux informer les médecins traitants qui ne connaissent pas toujours bien la réglementation dans ce domaine.

Une approche multidisciplinaire est essentielle.
La situation idéale pour une réintégration professionnelle réussie serait un trajet sur mesure pour le patient. Pour cela, l’approche multidisciplinaire est indispensable. L’impact des problèmes psycho-sociaux liés à la maladie et à l’absence de longue durée ne doit pas être sous-estimé. Il faut travailler avec des équipes adaptées à la situation du patient, avec des psychologues ou des kinés si nécessaire.

Source : Mutualités Libres

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