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Peoplesphere

Cost of Living Survey 2018: un outil utile pour gérer la mobilité internationale des talents et leurs packages de rémunération.

L’enquête de Mercer sur le coût de la vie dans les principales métropoles mondiales est un outil intéressant afin d’optimiser la gestion de cette mobilité. Celle-ci indique que Hong Kong a dérobé à Luanda la première place du classement mondial des villes les plus chères pour les expatriés. Tokyo et Zürich, respectivement deuxième et troisième du ranking, complètent le podium. Avec Singapour en quatrième place, l’Asie compte quatre des cinq villes les plus chères au monde pour les expats. Bruxelles arrive quant à elle à la 67ème position de la liste.

Le top 10 du classement des villes les plus chères pour les expatriés élaboré par Mercer est complété par Séoul (5), Luanda (6), Shanghai (7), N’Djamena (8), Pékin (9) et Berne (10). En queue de peloton, les villes les moins chères pour les expatriés sont Tachkent (209), Tunis (208) et Bichkek (207).

L’essor du numérique, le vieillissement démographique, le manque de compétences et l’instabilité politique et économique ambiante ont modifié le paysage entrepreneurial mondial et redéfini les postes qui seront essentiels sur le marché du travail de demain. Les multinationales embrassent ce changement en concentrant leurs efforts sur la recherche de ‘talents mobiles’ et en calculant consciencieusement les coûts des packages de leurs expatriés. Cette 24ème édition de l’étude annuelle de Mercer sur le Coût de la Vie (Cost of Living Survey) a mesuré l’impact de divers facteurs tels que l’instabilité du marché du logement, la faiblesse de l’inflation et la fluctuation des prix des biens et services sur les frais de l’expatriation professionnelle aux quatre coins de la planète.

« Avec le progrès technologique et l’importance d’un effectif du personnel de portée mondiale, l’investissement dans le développement de talent continue de figurer parmi les piliers de la stratégie d’entreprise des multinationales », fait observer Ilya Bonic, président de la ligne de métiers Gestion des talents chez Mercer. « Alors qu’un effectif du personnel mobile mondial permet aux organisations de travailler plus efficacement, de détecter les meilleurs talents, de bien gérer les coûts de leurs projects internationaux, la volatilité des marchés et le ralentissement de l’économie dans de nombreuses régions du globe exigent de ces mêmes entreprises qu’elles évaluent attentivement les packages salariaux de leurs expatriés. »

« La mise en place de stratégies de personnel et de politique de mobilité basées sur le déploiement du bon travailleur au bon endroit est plus importante que jamais pour les multinationales, qui privilégient désormais les nouveaux modèles entrepreneuriaux internationaux », ajoute Bonic. « Or, bien rémunérer les collaborateurs qui effectuent une mission à l’étranger est tout aussi important que coûteux. »

L’Europe en ‘progrès’, emmenée par la Suisse.

Deux villes européennes figurent dans le top 10 des destinations les plus chères pour les expats. Troisième du classement mondial, Zürich demeure la ville européenne la plus coûteuse devant Berne (10). Genève (11) est descendue de quatre places par rapport à l’année dernière en raison, principalement, de la tendance baissière de son marché immobilier. Poussées par la force de leur devise nationale face au dollar américain, les villes d’Europe de l’Ouest ont de manière générale progressé dans le classement. La palme des plus belles ascensions depuis la dernière étude revient notamment aux villes allemandes avec Francfort (68) et Berlin (71), qui gagnent toutes les deux cinquante-neuf « modestes » positions, et Munich (57) qui en gagne quarante-et-une. Au Royaume-Uni, Birmingham (128) grapille dix-neuf places par rapport à l’année dernière, tandis que Belfast (152) et Aberdeen (134) gagnent respectivement dix-huit et douze places. Londres fait, elle, un bon de dix places et trône à la 19ème place du ranking.

Parmi les autres villes ayant progressé dans le classement, on notera entre autres Paris (34, +28), Rome (46, +34), Madrid (64, +47) et Vienne (39, +39). Certaines villes d’Europe centrale et de l’Est dont Moscou (17), Saint-Pétersbourg (49) et Kiev (173), victimes de la dépréciation de leur devise par rapport au dollar américain, ont toutefois régressé – de respectivement quatre, quatorze et dix places – dans le classement.

À l’instar des autres villes européennes, Bruxelles a également progressé dans le classement des villes les plus onéreuses pour expatriés. Notre capitale se situe à présent juste devant Francfort, à la 67ème position, soit une augmentation de 37 places par rapport à l’année dernière. « Cela ne veut pas dire que la vie à Bruxelles est devenue plus chère du jour au lendemain », précise Cindy Van Loo, Mobility consultant chez Mercer Belgium. « Bien que le prix des biens et services de notre panier de la ménagère ait légèrement augmenté (2 %), cette ascension est principalement due à la forte volatilité du taux de change de l’euro par rapport au dollar. »

 

Source – Mercer

Méthodologie – L’enquête de Mercer est l’une des plus vastes à l’échelle mondiale et a été développée pour aider les entreprises multinationales et les autorités à établir leur stratégie de rémunération pour leurs travailleurs expatriés. New York est employée comme ville de comparaison de référence et les mouvements de devises sont exprimés par rapport au dollar américain. L’enquête comprend plus de 375 villes du monde entier. Le classement de cette année compare le prix de plus de 200 éléments – logement, transport, nourriture, vêtements, articles ménagers, loisir, etc. – dans chacune des 209 villes des cinq continents analysées.

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