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Peoplesphere

Des employeurs plutôt optimistes pour 2021 face à des travailleurs nettement moins positifs: un décalage interpellant.

Plus de 60 % des employeurs belges sont confiants quant à l’évolution du marché du travail au cours de l’année prochaine. C’est ce qui ressort de l’étude internationale ‘Global Sentiment Survey : Employment in a Time of Crisis’, menée par Indeed auprès des employeurs et des travailleurs. A contrario, les employeurs des pays voisins sont nettement moins optimistes. De même pour les travailleurs de Belgique, pour qui l’avenir paraît plutôt sombre. À peine un quart d’entre eux se montre optimiste par rapport au marché du travail en 2021.

« Nous constatons le même pessimisme vis-à-vis des perspectives de carrière et des possibilités d’augmentation salariale. Ici aussi, les entreprises belges ont une vision plus optimiste de l’avenir que celle de leurs confrères frontaliers. En Belgique, un employeur sur deux entrevoit pour l’année prochaine davantage de possibilités de carrière et la probabilité de mieux rémunérer le personnel », affirme Arjan Vissers, responsable de la stratégie chez Indeed Benelux.
Du côté des membres du personnel, à peine un sur cinq en serait convaincu. Quant à obtenir une augmentation salariale, ils sont encore moins nombreux (17 %).

Quatre entreprises sur dix pensent pouvoir recruter plus en 2021 qu’avant la crise du coronavirus

La crise du coronavirus a clairement impacté les travailleurs. Pour 2021, 6 % d’entre eux craignent un licenciement pour raisons économiques ET estiment que le gouvernement n’offre en cela pas suffisamment de garanties. Pour la prochaine année, plus de la moitié des travailleurs mentionnent la ‘sécurité de l’emploi’ comme étant prioritaire. À signaler qu’en Belgique, quatre travailleurs sur dix sont prêts à abandonner une partie de leur package salarial pour assurer cette sécurité de l’emploi ; tandis que 20 % ne l’envisagent pas.

Un quart des travailleurs de Belgique sont disposés à accéder à un nouvel emploi, mais indiquent ne pas être en recherche active. Près d’une personne sur trois se dit satisfaite de son emploi actuel et ne pense pas en changer en 2021. De nombreux travailleurs en Belgique (41%) serait intéressés par un salaire plus élevé. À noter également que les garanties liées au télétravail ne convainquent qu’un salarié sur dix de permuter de job.

Les entreprises montrent plus d’optimisme que leur personnel.

« En Belgique, 42% des entreprises prévoient de recruter au moins autant, voire plus de travailleurs d’ici 2021, par rapport à la période qui a précédé la crise sanitaire. Ce qui dépasse quelque peu les prévisions dans les pays voisins », nous dit Arjan Vissers. « Tandis que plus de 5% de nos entreprises ne prévoient aucun recrutement de personnel pour l’année prochaine, et que près de 3% d’entre elles pensent même devoir licencier. À nouveau, les employeurs se montrent en Belgique plus optimistes dans leurs prévisions que ceux des Pays-Bas, de France et d’Allemagne. »

Le lieu de travail du futur

Indeed a également mené une étude sur le lieu de travail du futur : à quoi pourrait-il ressembler en 2021 ? Rien de surprenant à ce que travailleurs et employeurs accordent une attention particulière à l’hygiène, à la santé et à la sécurité. Le deuxième thème jugé important correspond bien aux attentes : plus d’attention au bien-être et à la santé mentale sur le lieu de travail. Cela ne diffère pas chez nos voisins.

Les employeurs indiquent que la flexibilité dans le travail (32 %) est en passe de devenir essentielle, tout comme l’adaptation des cadres dirigeants au regard des engagements privés de leur personnel (31 %), et de la moindre perspective des travailleurs en matière de déplacements et de voyages pour des besoins professionnels (30 %). Quant aux travailleurs, près d’un sur cinq aspire à une approche plus humaine sur le lieu de travail.

Indeed a également examiné les positions à l’égard des tendances innovantes sur le marché du travail, telles que la semaine des 4 jours, les vacances non limitées et le congé sabbatique non rémunéré. En Belgique, les entreprises accusent en cela quelque retard. Toutefois, 16 % des employeurs se disent favorables à ces innovations, tandis qu’aux Pays-Bas ils sont 24 %.

En Belgique et aux Pays-Bas, 14% des travailleurs sont demandeurs pour ces nouvelles tendances. Alors qu’en France, ils ne sont que 8 %. Pour faire une comparaison, aux États-Unis et en Australie, 18 % des travailleurs considèrent ces modes de travail modernes et flexibles comme étant l’avenir. Les employeurs étant même plus demandeurs (24 % aux États-Unis et 28 % en Australie).

 

Source : en novembre 2020, Indeed a questionné pour les besoins de son étude 1.000 travailleurs et 250 employeurs en Belgique. La même étude a ainsi été menée auprès de 17.500 personnes dans 14 pays (soit 1.000 travailleurs et 250 employeurs dans chaque pays). Ces pays sont la Belgique, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, le Mexique, le Brésil, les États-Unis, l’Irlande, l’Australie, l’Inde, le Canada et la république de Singapour.

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