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La flexibilité du temps de travail s’installait doucement dans nos habitudes, avant que la COVID-19 ne chamboule tout…

En 2019, l’année précédant l’apparition du coronavirus (COVID 19) dans notre pays, plus de 20.000 salariés et indépendants ont été interrogés par Stable sur l’organisation du travail et l’aménagement de leur temps de travail. Les questions ont été ajoutées à l’Enquête sur les forces de travail. Il y apparaît que 20,6% des personnes occupées doivent adapter leur temps de travail au moins une fois par semaine parce que le travail le nécessite. Un plus petit nombre encore ne doit pas le faire sur une base hebdomadaire mais au plus quelques fois par mois (16,1%) et 16,8% moins d’une fois par mois. Un peu moins de la moitié des personnes occupées âgées de 15 ans et plus (46,3 %) ne doivent jamais modifier leur horaire de travail. Retour rapide sur l’année 19, il y a quelques mois seulement alors que nos repères ont été chamboulés depuis lors.

Dans cette enquête (ndlr : qui peut sembler témoigner d’un monde ancien à plus d’un égard), une modification des horaires de travail peut signifier commencer plus tôt ou plus tard, travailler plus longtemps, changer d’équipe ou effectuer des heures supplémentaires.
Un peu moins de la moitié des personnes occupées âgées de 15 ans et plus (46,3 %) ne doivent jamais modifier leur horaire de travail. 20,6 % doivent modifier leur horaire de travail au moins une fois par semaine. Un plus petit nombre encore ne doit pas le faire sur une base hebdomadaire mais au plus quelques fois par mois (16,1 %) et 16,8 % moins d’une fois par mois.

Les personnes hautement qualifiées doivent se montrer les plus flexibles en termes d’horaire de travail. 25,5 % d’entre elles adaptent leur horaire de travail au moins une fois par semaine, alors que ce pourcentage est inférieur pour les personnes faiblement et moyennement qualifiées (14,1% et 17,5%).

Il existe de grandes disparités entre les salariés et les indépendants. 44% des indépendants doivent adapter leurs heures de travail au moins une fois par semaine. Ce pourcentage s’élève même à 53,6 % pour les indépendants avec personnel.
Cela est beaucoup moins fréquent pour les salariés (16,5%): le plus souvent pour les employés du secteur privé (19,6%) et pour les statutaires du secteur public (17,6%).

En revanche, plus de la moitié des ouvriers du secteur privé (59%), des contractuels du secteur public (54,9%) et des aidants non rémunérés (54,8%) ne doivent jamais changer leur horaire de travail.

Le métier de manager est l’emploi le plus flexible par excellence. 41,3% des managers doivent modifier leur horaire de travail au moins chaque semaine. Plus d’un cinquième des personnes exerçant les professions suivantes adaptent leur temps de travail une ou plusieurs fois par semaine pour des raisons professionnelles: les agriculteurs et ouvriers qualifiés de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche (32,9%), les professions intellectuelles, scientifiques et artistiques (23,7%) et les professions intermédiaires (22,9%).
Pour les professions élémentaires, comme les agents d’entretien et les ouvriers non qualifiés, ce chiffre s’élève à 7,6%.

Être disponible pour le travail pendant son temps libre ?

Les personnes occupées peuvent aussi être parfois contactées en dehors des heures de travail par l’employeur, des collègues ou des clients et doivent éventuellement intervenir avant le jour ouvrable suivant.

Dans la plupart des cas (62,6%), les personnes occupées n’ont pas été contactées pendant leur temps libre au cours des deux mois précédant l’enquête. Dans 18,1 % des cas, cela ne s’est produit qu’une ou deux fois.
13,4% ont été contactées plus de deux fois et devaient intervenir avant le jour ouvrable suivant, alors que 5,7% ont également été contactées plus de deux fois, mais ne devaient rien faire.

Les hommes (15,7%) sont plus souvent contactés plusieurs fois pour une intervention que les femmes (10,8%). Ces contacts sont également plus fréquents chez les 25-49 ans (14,3%) que chez les personnes plus âgées (12,8%) ou plus jeunes (7,9%). Les personnes hautement qualifiées réagissent aussi plus souvent (17,8%) que les personnes faiblement et moyennement qualifiées (6,7% et 11%).

En ce qui concerne les indépendants, ce sont principalement ceux avec personnel (36,8%) qui doivent intervenir pendant leur temps libre après avoir été contactés.

Au niveau des salariés, il s’agit plutôt des fonctionnaires statutaires (15,3%). Les ouvriers du secteur privé sont rarement contactés pour une demande d’intervention (5,1%) et 78,3% d’entre eux déclarent ne jamais être contactés pendant leur temps libre.

Les trois professions dans lesquelles les personnes occupées plus de deux fois par mois intervenir pendant leur temps libre avant le jour ouvrable suivant sont: les managers (30,3%), les professions intellectuelles, scientifiques et artistiques (18,3 %), et les professions intermédiaires (14,5%).

Les trois professions où l’on déclare le plus souvent ne jamais être contacté pendant son temps libre sont les professions élémentaires (82,4%), les employés de type administratif (76,4%) et les conducteurs d’installations et de machines et ouvrier de l’assemblage (75,5%).

Les deux secteurs où plus de 20% des personnes occupées doivent réagir à un contact pendant leur temps libre, par exemple en donnant des informations ou en prenant des décisions avant le jour ouvrable suivant sont les activités spécialisées, scientifiques et techniques (22,0%) et les activités immobilières (y compris les agences immobilières) (22,0%) .Les secteurs où les personnes occupées ne sont jamais contactées pendant leur temps libre sont les services administratifs et de soutien (69,7%) et l’industrie (69,5%).

Temps de trajet entre le domicile et le principal lieu de travail, sans détour

Pour 75,3% des personnes occupées, le lieu de travail principal se situe généralement dans les locaux de l’employeur ou, dans le cas des indépendants, dans leurs propres locaux. 16% travaillent chez le client ou sur un chantier, 4,7% n’ont pas de lieu de travail fixe et 3,3% travaillent principalement de la maison.

Toutes les personnes occupées, sauf celles qui travaillent principalement à la maison, ont été interrogées sur la durée du trajet entre le domicile et le principal lieu de travail. Seule la durée du trajet aller, sans détour, a été demandée. Le temps nécessaire pour faire les courses ou amener les enfants à l’école entretemps, par exemple, n’est pas pris en compte.

La majeure partie des personnes occupées (60%) ont un trajet qui dure moins d’une demi-heure. Pour 28,8 %, le trajet dure entre une demi-heure et moins d’une heure, et une heure et plus pour une minorité (11%). 63,6% des femmes ont un trajet de moins d’une demi-heure, alors que ce chiffre est plus faible chez les hommes (56,7%).

Les personnes faiblement qualifiées ont tendance à travailler près de chez elles. 67,9% ont un trajet inférieur à une demi-heure pour se rendre au travail et pour 33,4%, ce trajet dure même moins qu’un quart d’heure. Ces chiffres sont de respectivement 52,8% et 22,6 % pour les personnes hautement qualifiées.

Les longs trajets d’une heure ou plus sont plutôt effectués par les personnes hautement qualifiées (14,5%) que par les personnes moyennement ou faiblement qualifiées (8,5% et 7,6% respectivement).

Les personnes qui habitent dans la région où elles travaillent également ont généralement une durée de déplacement inférieure à une demi-heure. 54,8% des personnes qui habitent et travaillent dans la région de Bruxelles-Capitale, ont un trajet de moins d’une demi-heure. Ce chiffre s’élève à 65,3% pour les personnes qui habitent et travaillent en Région flamande, et même à 70,9% pour les personnes qui habitent et travaillent en Région wallonne.

Pour plus de quatre cinquièmes des personnes qui ont leur lieu de travail en Région de Bruxelles-Capitale mais qui n’y résident pas, le trajet dure généralement une demi-heure ou plus. Pour 42,4% de celles qui proviennent de la Région flamande et 35,4% de celles qui proviennent de la Région wallonne, ce trajet dure entre une demi-heure et moins d’une heure. Les trajets les plus longs sont effectués par les personnes provenant de la Région wallonne. 56,6% ont un trajet d’une heure ou plus pour se rendre à Bruxelles. Pour les habitants de la Région flamande, ce chiffre est de 41,4%.

12,7 % des salariés font du télétravail 

12,7 % de l’ensemble des salariés âgés de 15 ans et plus font du télétravail. Les hommes sont un peu plus représentés que les femmes, et le groupe des 25 à 49 ans un peu plus que les autres catégories d’âge. Les personnes hautement qualifiées font beaucoup plus de télétravail que les personnes peu ou moyennement qualifiées, tandis que les employés du secteur privé et les fonctionnaires statutaires sont également plus fortement représentés. Ce sont principalement les salariés qui travaillent dans les secteurs ‘Information et communication’ (44 %) et ‘Activités financières et d’assurance’ (40,5 %) qui font du télétravail.

 

Source: ces chiffres sont le résultats d’une enquête sur l’organisation du travail et l’aménagement du temps de travail que Statbel, l’office belge de statistique, a couplée en 2019 à la première interrogation de l’Enquête sur les forces de travail (EFT). 20.489 personnes âgées de 15 ans et plus ont répondu à l’enquête. Si l’on extrapole à la population totale, il s’agit de 4.832.024 personnes. Les résultats sont basés sur la première interrogation et non sur 4 interrogations comme la plupart des résultats de l’EFT.

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