Workday, Inc. a publié aujourd’hui une nouvelle étude mondiale qui révèle que, bien que l’IA génère des gains de productivité, de nombreuses organisations ne parviennent pas à exploiter pleinement son potentiel. Les employés gagnent beaucoup de temps grâce aux outils d’IA, mais ces gains sont trop souvent perdus en raison d’ajustements tels que la correction d’erreurs, la réécriture de contenu et la vérification des résultats de ces outils génériques.
Les employés belges consacrent jusqu’à deux heures par semaine à cette tâche. L’étude montre également que l’IA génère un retour sur investissement plus élevé lorsque les dirigeants investissent à la fois dans les ressources humaines et dans la technologie.
Le rapport « Beyond Productivity: Measuring the Real Value of AI » (Au-delà de la productivité : mesurer la valeur réelle de l’IA) montre ce qui distingue les leaders des retardataires : les organisations les plus performantes ne se contentent pas d’utiliser l’IA, elles réinvestissent le temps gagné dans leur personnel. En développant les compétences, en redéfinissant les rôles et en modernisant les méthodes de travail, ces entreprises transforment la rapidité en impact commercial durable.
« Trop d’outils d’IA renvoient les questions difficiles relatives à la confiance, à la précision et à la reproductibilité à l’utilisateur individuel », explique Dorien Roes, Country Manager Belux chez Workday. « Nous fournissons depuis des années des solutions d’IA simples et centrées sur l’humain, et non une technologie brute, afin que les clients n’aient pas à tout assembler eux-mêmes et à vérifier chaque résultat. Notre philosophie est que l’IA doit effectuer le travail complexe en arrière-plan, afin que les gens puissent se concentrer sur le jugement, la créativité et la connexion. Ainsi, les organisations transforment la rapidité offerte par l’IA en un avantage concurrentiel durable et centré sur l’humain. »
Le paradoxe de la productivité de l’IA
L’IA permet clairement de gagner du temps, mais cette rapidité ne se traduit pas toujours par de meilleurs résultats. Bien que près de neuf employés belges sur dix (87%) déclarent gagner entre une et sept heures par semaine grâce à l’IA, une grande partie de ce temps est compensée par l’optimisation de contenus de mauvaise qualité générés par l’IA. Dans les entreprises européennes, 40% du temps gagné grâce à l’IA est perdu en améliorations, notamment la correction d’erreurs, la réécriture de contenu et la vérification des résultats des outils d’IA universels. En Belgique, un peu plus d’un tiers (35%) des répondants déclarent y consacrer 1 à 2 heures par semaine. Cela crée un faux sentiment de productivité et de retour sur investissement. L’IA augmente la capacité, mais les rôles, les compétences et les processus n’ont souvent pas évolué pour convertir cette capacité en meilleurs résultats de manière cohérente.
Des directives claires
L’étude montre également que le fossé en matière de formation persiste : bien que 61% des dirigeants considèrent la formation professionnelle comme une priorité absolue, seuls 35 des employés ont personnellement constaté une augmentation des investissements dans ce domaine au cours des douze derniers mois. Cela révèle un écart manifeste entre les intentions des dirigeants et l’expérience des employés.
Les personnes interrogées indiquent également que le suivi de l’utilisation de l’IA sur le lieu de travail reste important, quelle que soit sa valeur ajoutée. Près de 6 répondants sur 10 (57%) indiquent qu’il est important d’évaluer régulièrement l’impact de l’IA sur les rôles et les compétences des employés, tandis que plus de la moitié (54%) estiment que les employés doivent avoir facilement accès à des directives claires concernant l’utilisation des outils d’IA.
Réinvestir les bénéfices de l’IA dans la main-d’œuvre
La plupart des organisations s’accordent à dire que les bénéfices tirés de l’IA devraient profiter aux employés. Pourtant, lorsqu’il s’agit de réinvestir dans l’IA, les organisations continuent de privilégier la technologie plutôt que les personnes. Pour les entreprises belges, environ 40% des économies liées à l’IA sont réinvesties dans la technologie et l’infrastructure (39,75%), tandis qu’environ 30% sont réinvesties dans le personnel (30,24%). L’expérience client et le positionnement concurrentiel sont les principaux moteurs du réinvestissement des bénéfices générés par l’IA.
Les organisations qui tirent le meilleur parti de l’IA considèrent le temps gagné comme une ressource stratégique. Elles consacrent ce temps à la formation continue des équipes, à l’amélioration de la collaboration et au renforcement des tâches qui font appel au jugement. La plus grande opportunité réside dans l’aide apportée aux employés pour utiliser efficacement l’IA, en particulier dans les domaines où le jugement, la créativité et la prise de décision sont essentiels. L’étude est claire : investir dans les ressources humaines est le moyen le plus rapide de réduire le temps consacré à la révision du contenu généré par l’IA, d’améliorer les résultats et de convertir la vitesse de l’IA en valeur commerciale durable.
Source: ces données sont issues de l’étude mondiale « Beyond Productivity: Measuring the Real Value of AI », une enquête menée par Workday et administrée par Hanover Research en novembre 2025. L’étude a porté sur 3.200 répondants en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique (APAC), en Europe (dont 200 répondants en France), au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA). Tous les participants étaient des employés à temps plein au sein d’organisations générant plus de 100 M$ de chiffre d’affaires annuel et étaient des utilisateurs actifs de technologies d’IA.

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