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Le marché du travail en Belgique reste à la peine en comparaison à nos pays voisins.

Au cours des douze derniers mois, le marché belge du travail s’est redressé à un rythme nettement plus lent que celui des pays voisins. Selon les estimations d’Indeed, le marché du travail belge accuse toujours un retard important, une année après le début de la crise liée au coronavirus, par rapport à ses pays voisins. Le nombre de postes vacants reste à – 20 % par rapport aux chiffres de mars 2020.

« L’impact au niveau de chaque pays est une conséquence directe des mesures prises au cours de cette crise », déclare Arjan Vissers, responsable de la stratégie à Indeed. « La gravité de la pandémie, les mesures prises et la composition économique du pays sont les facteurs les plus déterminants. » Le gouvernement belge est intervenu très vite avec le premier confinement, par exemple.

« L’arrêt brutal de l’économie a provoqué une hausse du chômage temporaire, et l’économie belge en subit encore les conséquences. Les entreprises belges sont par ailleurs plus prudentes. Et même si la Belgique a connu une baisse moindre des chiffres d’affaires durant le premier confinement, les entreprises s’en sont tenues à leur plan de départ après le redémarrage. Le résultat ? Le retard subsiste. »

La différence d’approche entre l’Europe et les États-Unis est aussi frappante. Aux États-Unis, on procède à des licenciements secs, qui produisent un fort impact, mais au redémarrage, on rencontre dans le même temps de gros problèmes de recrutement. En Europe, le choix des mesures de soutien proposées par le gouvernement était plus important, de sorte que les personnes restaient en activité et que les fluctuations de grande ampleur étaient moins nombreuses. Avant de recruter à nouveau, il fallait optimiser les ressources internes.

« Le secteur de la construction est un bon exemple de l’impact des mesures gouvernementales. En Belgique, toutes sortes de mesures restrictives ont été prises et les activités ont été temporairement arrêtées, avec toutes les conséquences que cela entraîne pour l’emploi. En conséquence, le niveau des postes vacants est aujourd’hui inférieur de plus de 21% à celui d’il y a un an. Aux Pays-Bas, par contre, nous constatons une augmentation de 22% des postes vacants par rapport à l’année dernière. La grande différence, c’est que le secteur de la construction y a pu continuer à fonctionner », explique Arjan Vissers.

Selon le constat d’Indeed, la reprise la plus rapide jusqu’à présent a eu lieu en Allemagne, la principale puissance économique de l’Eurozone. Très tôt dans la pandémie, des efforts ont été faits pour contrôler le virus de manière très efficace, et cela se reflète maintenant aussi sur le marché du travail. Mais aussi la France et les Pays-Bas ont enregistré des résultats nettement meilleurs que la Belgique.

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