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Le nombre d’absences de courte durée en forte diminution malgré la pandémie, avec le chômage temporaire et le télétravail en guise d’explications.

Il ressort de chiffres du prestataire de services RH Securex que les travailleurs se sont moins déclarés malades en avril qu’au cours du même mois de l’année dernière, alors que le pourcentage d’heures de maladie enregistrées avait encore fortement augmenté en mars. D’après Securex, cela s’explique par le télétravail massif et le système du chômage temporaire : la maladie n’est souvent pas enregistrée pour ceux qui sont en chômage temporaire ou qui travaillent à domicile.

« Les heures de maladie sont en quelque sorte absorbées par le télétravail et le chômage temporaire. C’est une évolution dangereuse, car en ces temps de coronavirus, il est plus important que jamais de consulter un médecin lorsque l’on est malade, même si vous ne présentez que des symptômes bénins, » déclare Heidi Verlinden, HR Research Expert chez Securex.

Alors que le pourcentage d’heures de maladie enregistrées chez les travailleurs avait encore fortement augmenté en mars, il a évolué à peine au cours du mois d’avril. Cela s’explique en partie par le télétravail et le chômage temporaire. Depuis le début mai, les médecins disposent de deux types de certificats : un pour les personnes en incapacité de travail et un pour les personnes en quarantaine. Mais durant la période qui a précédé, le certificat de maladie n’a pas permis d’opérer une distinction entre un travailleur malade et un travailleur apte au travail en quarantaine, ce qui explique que de nombreux travailleurs ont été mis en chômage temporaire par leur employeur lorsqu’ils ne pouvaient pas faire du télétravail. Les employeurs n’enregistrent pas les heures de maladie chez les travailleurs en chômage temporaire. Qui plus est, les personnes en télétravail se déclarent moins souvent malades en cas de symptômes bénins. Les heures de maladie enregistrées en mars sont donc, selon toute vraisemblance, également une sous-estimation du nombre réel d’heures de maladie.

Le nombre de contacts physiques a bien entendu lui aussi diminué sensiblement durant la période de confinement, ce qui explique que d’autres maladies infectieuses contagieuses (comme les infections alimentaires) ont eu moins d’impact et qu’il y a eu moins d’accidents domestiques. Cela a eu pour conséquence qu’en avril 2020, les employeurs ont même enregistré la moitié moins d’absences de courte durée (de moins de deux semaines) qu’au cours du même mois l’année dernière.

Le pourcentage d’heures de maladie avait encore fortement augmenté en mars, surtout en raison d’absences de courte durée. En avril, de nombreux travailleurs malades étaient toutefois aussi en chômage temporaire, ce qui a entraîné une diminution du nombre d’heures de maladie enregistrées par les employeurs. Seule l’augmentation des absences d’une durée de plus d’un mois confirme que le COVID-19 a également touché un grand nombre de travailleurs.

« Les entreprises dans lesquelles le télétravail reste possible après le confinement maintiennent leur productivité et limitent l’impact du chômage temporaire. La possibilité du télétravail recèle toutefois un danger : nous conseillons aux travailleurs qui présentent des symptômes, si bénins soient-ils, de toujours consulter un médecin, même s’ils peuvent télétravailler. Surtout en cette période de coronavirus, » ajoute Heidi Verlinden, HR Research Expert chez Securex.

Le chômage temporaire a doublé en un mois

En avril 2020, les travailleurs ont été absents un tiers de leur temps disponible en raison du chômage temporaire et seulement 7 % pour cause de maladie ou d’accident domestique. Un travailleur moyen a vu son nombre de jours de chômage multiplié par 36 en avril comparé au même mois de l’année dernière. En mars, ce facteur multiplicateur n’était encore que de 11. Le pourcentage d’heures de maladie est en revanche resté stable en avril, alors qu’il avait encore augmenté de 27 % en mars.

« Nous constatons que les entreprises font vraiment des efforts pour maintenir leurs collaborateurs au travail et que pour ce faire, elles cherchent au-delà du simple télétravail, » explique Iris Tolpe, Partner chez Securex Consulting. « Horaires flottants, horaires variables et semaines de quatre jours ne sont que quelques exemples des solutions utilisées par les employeurs pour traverser la crise. Les employeurs ne se précipitent pas non plus sur le chômage temporaire, mais ils se montrent bien entendu ouverts à d’autres formes d’interruption du travail, comme le crédit-temps, le congé parental (corona), etc. Bon nombre de travailleurs qui avaient encore des doutes avant la crise du coronavirus semblent désormais plus rapidement enclins à trancher. »

 

Source: ces résultats sont indicatifs, car ils sont basés sur des données très récentes du secrétariat social de Securex. L’échantillon se compose de 28 940 entreprises et de 176 746 travailleurs du secteur privé. Nous n’avons inclus que les travailleurs imposables qui sont entièrement assujettis à l’impôt. Les étudiants ne sont donc pas inclus dans l’échantillon. Les emplois flexibles et les travailleurs rémunérés au forfait ou pourboire n’ont pas été inclus non plus. Les entreprises ont un maximum de 1.000 travailleurs.

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