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Le sport sur ordonnance, une solution pour lutter contre la montée des risques psycho-sociaux?

Concrètement que font nos entreprises pour maintenir leurs employés en forme? Objectifs à atteindre, compétitivité, rendement, rythmes de travail, flexibilité, stress, burn-out. Outre les problèmes physiques, c’est aussi le mental qui est mis à rude épreuve. En Europe, un salarié sur deux souffre de stress et un sur huit de burnout. Et l’âge de la pension recule.Le décret instaurant le sport sur ordonnance en France pourrait-il nous servir de source d’inspiration?

Malgré une sensibilisation croissante, aujourd’hui seulement 7% des employeurs mettent en place des programmes de sport pour leurs salariés2 alors que 80% des salariés sont demandeurs de ce type d’action. Quand on sait que le coût de l’incapacité de travail est estimé en Belgique à 7,1 milliards d’euros pour l’année 2017… Il est temps de se poser les bonnes questions et de poser les bons actes.

Permettre à ses employés de pratiquer une activité physique régulière peut être considéré comme un outil de prévention et permet donc d’améliorer la santé, mais aussi améliore l’engagement du salarié envers son entreprise. Une vaste étude a même démontré que lorsqu’une personne sédentaire se met à la pratique d’une activité sportive, cela améliore sa productivité de 6% à 9%.

La France est déjà un pas plus loin que la Belgique dans ce domaine et a posé un acte fort avec le décret de mars 2017 concernant le sport sur ordonnance pour des personnes touchées par une Affection de Longue Durée ( ALD ). Suite à un bilan établi par un médecin avec son patient, une prescription sur ordonnance est établie pour une activité sportive adaptée à sa pathologie. Le patient peut se diriger vers un éducateur sportif qui le prendra en charge selon les recommandations citées sur l’ordonnance, et avec un suivi régulier. En Belgique, nous ne sommes qu’aux prémices du sport sur ordonnance. Les initiatives sont encore trop rares et issues exclusivement d’initiatives locales et par conséquent, ne touchant qu’une partie trop restreinte de la population de patients chroniques. Sans coordination entre les différents acteurs impliqués et sans cadre législatif soutenant l’émergence de cette initiative, le modèle peine à s’étendre.

Un enjeu de société majeur

« Alors pourquoi ne pas offrir davantage de possibilités aux travailleurs ? Le bien-être au travail devrait être un acquis pour tous les salariés », défendent Sébastien Bequart et Mohamed Tazi, les fondateurs de Gymlib (plateforme de réservation en ligne d’activités sportives). «Pratiquer un sport, c’est moins de stress, de fatigue, de burn-out, moins de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer et de Parkinson ; moins d’accidents vasculaire cérébral (AVC) ; moins de troubles musculo-squelettiques ; moins d’obésité, de diabète, de cancer du colon, et du sein,…». Bref, promouvoir le sport est un enjeu majeur pour nos sociétés si l’on veut vivre bien le plus longtemps possible.

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