Éditorial – 100 jours pour marquer les esprits et investir un nouveau job? Comment réussir sa joyeuse entrée en fonction…

Certains appellent cela l’état de grâce. Lorsque l’on prend de nouvelles fonctions, pendant les 100 premiers jours, tout semble possible. Toutes les énergies convergent pour écrire un nouveau chapitre de l’histoire, en confirmant les intuitions positives que l’on a découvertes lors du processus de recrutement. Malgré toutes les bonnes volontés, il arrive cependant que cette phase d’accueil, d’intégration et d’apprentissage intensif ne soit pas aussi idyllique que nous le souhaiterions. Que faut-il donc faire pour que l’entrée en service soit un vrai succès? Comment capturer l’énergie des premiers jours et maintenir ce rythme pour les mois et les années qui suivent ?

Indulgence et suspicion

Ce laps de temps d’une petite centaine de jours, court et long à la fois, est un luxe immense. C’est un cadeau offert par celles et ceux qui sont déjà dans l’entreprise depuis longtemps et qui semblent être dans l’attente d’un regard neuf. C’est un luxe aussi car le nouveau venu bénéficie de l’indulgence de ses collègues. A condition de faire preuve d’une certaine humilité et d’un respect réel vis-à-vis de l’histoire de l’organisation que l’on vient de rejoindre.
Le basculement en phase de rejet n’est en effet jamais loin. Les bulldozers sont attendus au tournant, car même s’il est légitime de vouloir impacter vite et fort son nouvel environnement de travail, il est normal de devoir ‘affronter’ les regards suspects des personnes en place.

Déception immédiate, comme une invitation à la patience

A l’inverse, il arrive parfois dès les premiers instants que les espoirs soient déçus. Que la réalité du quotidien d’une entreprise ne corresponde pas à ce que l’on a entrevu lors des phases de séduction et de négociation. Faut-il s’accrocher ou prendre ses jambes à son cou ?
Impulsivité, frustration, perte immédiate de confiance… La nature de la première réaction peut varier mais elle signifie souvent que la relation est mal engagée. Comment est-il possible de rater un embarquement qui semblait pourtant promis à un bel avenir ? Cela se produit par exemple lorsqu’un nouveau manager est confronté à la nécessité de nettoyer une situation chaotique héritée du passé. Ou encore lorsque les moyens d’action promis ne sont pas disponibles… Insistons sur la nécessité de faire preuve de patience, même voire surtout lorsque les attentes mutuelles sont élevées et que les urgences (relatives) se multiplient.

Pour une lune de miel prolongée…

Les 100 premiers jours représentent une sorte de ‘sas temporel’ que nous traversons avec enthousiasme parce que tout semble possible. Il s’agit effectivement du moment idéal pour frapper les imaginations, briser les codes et impulser un changement radical. Or, rien n’interdit de prolonger cette période au-delà du centième jour, à condition de conserver nos capacités d’étonnement et de cultiver une forme de tolérance face aux contretemps qui ne manqueront pas. Lutter contre l’inertie de nos organisations et contre l’impatience qui nous caractérise souvent.
L’objectif est simple : réussir à passer d’une période bénie où tout est possible vers un deuxième temps, beaucoup plus long, où tout reste possible. Et la magie peut alors continuer à opérer.

Jean-Paul Erhard

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