De bonnes nouvelles concernant la qualité de l’emploi pour une main-d’œuvre européenne en pleine expansion…

La qualité de l’emploi s’améliore en Europe, avec une diminution des horaires de travail prolongés et des conditions de travail physiquement pénibles. La proportion de salariés travaillant plus de 48 heures par semaine est passée de 19% à 11% depuis 2005. Cependant, les inégalités sur le lieu de travail persistent, les femmes étant confrontées à une détérioration de leur environnement social au travail.

Voici quelques-uns des résultats de l’enquête paneuropéenne unique sur les conditions de travail 2024, publiée aujourd’hui, qui offre un aperçu complet de la vie professionnelle en Europe. Ces conclusions s’appuient sur 36.644 entretiens approfondis en face à face menés dans 35 pays, d’une durée d’environ 45 minutes chacun. L’enquête examine sept dimensions de la qualité de l’emploi, allant de l’environnement physique aux revenus et aux perspectives d’avenir, offrant ainsi aux décideurs politiques une analyse approfondie et unique, fondée sur des données factuelles, de la situation du travail en Europe.

La population active européenne continue de croître, principalement grâce à la participation accrue des femmes, des travailleurs approchant de l’âge de la retraite et des populations migrantes, ce qui met en évidence sa résilience dans un contexte de changement démographique : le nombre de salariés âgés de 55 ans ou plus dans l’UE est passé de 23,8 millions en 2010 à près de 40 millions en 2023 ; l’emploi des femmes a également connu une forte hausse, celles-ci représentant environ les deux tiers de tous les nouveaux emplois nets créés dans l’UE au cours des deux dernières décennies ; et depuis 2010, environ 45% des nouveaux emplois nets dans l’UE ont également été générés par des ressortissants de pays tiers.

Ces résultats soulignent que des emplois de qualité sont essentiels à la compétitivité de l’UE. Une main-d’œuvre motivée et engagée est indispensable pour stimuler la productivité et favoriser l’allongement de la vie active. La bonne nouvelle est que 85% des travailleurs se sentent traités équitablement, tandis que plus de 80% estiment que leur travail est utile et, dans l’ensemble, 80% de la main-d’œuvre déclare être en bonne santé.

Pourtant, les données montrent que l’indice de l’environnement social s’est détérioré pour les femmes depuis 2010 et que 18 % d’entre elles sont toujours confrontées à des problèmes de santé qui limitent leurs activités quotidiennes. Et si l’exposition à la plupart des risques physiques a diminué, de nouveaux défis apparaissent. L’exposition aux températures élevées et aux agents infectieux s’est accrue, et les pressions psychosociales remplacent de plus en plus les risques physiques liés au travail pénible. Environ 29 % des travailleurs ignorent toutefois l’existence des mesures mises en place sur leur lieu de travail pour lutter contre le fardeau croissant du stress professionnel.

Le rapport conclut que, pour maintenir ce contrat social, les politiques devront aller au-delà des simples chiffres de l’emploi. Il reste encore à s’attaquer aux vulnérabilités spécifiques des travailleurs exerçant des professions en pénurie de main-d’œuvre et à combler le fossé persistant entre les sexes dans les postes de direction.

Commentant ces résultats, Ivailo Kalfin, directeur exécutif d’Eurofound, a souligné les implications plus larges de ces changements dans le monde du travail pour l’agenda économique et social de l’Europe : « Si l’Europe veut mener à bien la double transition écologique et numérique et pérenniser le progrès économique et social, elle doit veiller à ce que ses travailleurs se sentent informés, soutenus et valorisés. Cette étude met en évidence l’importance de la qualité de l’emploi, non seulement pour chaque travailleur, mais aussi pour le modèle social européen. »

 

Source: Eurofund

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