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Pas de formule universelle en matière de télétravail: le rôle de l’encadrement et le management par objectifs au centre de l’attention.

Dans deux semaines aura lieu la journée nationale du télétravail (22 septembre), une initiative visant à promouvoir les avantages du télétravail auprès d’un plus grand nombre d’employeurs. Cependant, le télétravail ne repose clairement pas sur une « formule universelle » bien que certaines recommendations communes s’appliquent. En raison de la crise de la Covid-19, les autorités ont obligé les entreprises belges à instaurer le télétravail au maximum. Une enquête menée par SD Worx auprès de plus de 500 employeurs belges tire les principales leçons et recommandations de cette mise en place accélérée. L’étude révèle quelques enseignements quant à l’introduction accélérée du télétravail.

Le top cinq des recommandations pratiques des employeurs (qui ont appliqué le télétravail) comprend deux points d’attention concernant les collaborateurs et les dirigeants : environ quatre employeurs sur dix voient un intérêt à former les collaborateurs et les dirigeants, et la moitié d’entre eux veulent les informer et les impliquer à l’avance. Il s’agit de points importants, en plus du fait d’« instaurer une culture de confiance » et d’assurer une certaine « clarté via une politique assortie de dispositions », qui constituent le top deux des recommandations. Plus l’entreprise est grande, plus ces points sont mis en évidence.

Top cinq : Facteurs de succès au début du télétravail selon les employeurs belges

  • Établir une politique en matière de télétravail (65,8%)
  • Cultiver la confiance à l’égard de la culture d’entreprise (62,6%)
  • Informer et obtenir au préalable l’adhésion des collaborateurs et des dirigeants (47,5%)
  • Adapter le télétravail à la politique de mobilité au sens large (43,0%)
  • Conseiller et former les collaborateurs et les dirigeants (40,6%)

Le classement des principales recommandations est plus ou moins le même dans les trois régions de Belgique (même si l’ordre peut légèrement différer). La Wallonie met un peu plus en avant l’étude sur la « possibilité de télétravail » ; Bruxelles (et la Flandre) insiste(nt) sur l’harmonisation avec la politique mobilité et la Flandre insiste sur le fait d’avoir une bonne vision des réticences. « Les entreprises se rendent compte que le facteur humain, s’agissant tant des collaborateurs que des dirigeants, fait la différence pour réussir. Quiconque connaît les réticences et l’intérêt des collaborateurs peut mieux trouver un équilibre et élaborer une politique efficace qui profitera à tout le monde », explique Katleen Jacobs de SD Worx.

À l’heure actuelle, une minorité d’employeurs ne proposent pas de télétravail : il s’agit de moins de deux employeurs sur dix. Ce groupe estime également que la clé du succès dépend des dirigeants : selon eux, il convient de convaincre et de coacher ces derniers pour mettre en place le télétravail. La gestion à partir d’objectifs, et non sur la base de la présence, constitue une étape qui n’a pas encore été franchie partout.

Les employeurs flamands (sans télétravail) craignent plus que les entreprises wallonnes et bruxelloises que le télétravail réduise la collaboration en équipe et l’harmonisation du travail. « Mais on peut également progresser dans ce domaine. Des solutions existent, telles que des formations, spécifiquement en matière de leadership et de collaboration à distance, sans perdre le contrôle : un cinquième des employeurs belges indiquent travailler sur ces points, même si les tendances diffèrent d’une région à l’autre. Un employeur bruxellois sur trois le prévoit ; en Flandre et en Wallonie, la proportion est moins élevée avec respectivement un quart (24%) et moins d’un cinquième en Wallonie (18%). Les organisations œuvrent avant tout à assurer leur support ICT », souligne le prestataire de services RH.

La route est encore longue : journée nationale du télétravail le 22 septembre.

Le 22 septembre aura lieu pour la troisième fois la journée nationale du télétravail, afin de mettre le télétravail à l’honneur. « Environ quatre organisations sur dix participeraient à cette initiative, selon l’enquête de SD Worx. Des différences existent toutefois selon les régions et les secteurs : seule la moitié des entreprises bruxelloises sont concernées. Dans le secteur de la construction et de l’industrie, environ un quart des entreprises souhaitent participer. Pour les environnements de production, le télétravail n’est pas évident. Il n’existe ni « formule universelle » ni obligation : un quart des employeurs sans télétravail indiquent que l’organisation ne se prête pas au télétravail », conclut Katleen Jacobs de SD Worx.

 

Source : l’enquête consiste en une enquête en ligne réalisée par le bureau d’études iVOX pour le compte de SD Worx auprès de 510 employeurs belges (marge d’erreur maximale à 95 % de fiabilité = 4,3 %). Au total, 222 employeurs wallons ont été interrogés durant la période du 1er juin au 12 juin 2020 (marge d’erreur maximale = 6,5 %). En outre, 288 employeurs flamands ont réagi à cette enquête entre le 22 juin et le 3 juillet 2020 (marge d’erreur max. = 5,7 %). Un quart (26 %) des personnes interrogées se situent dans le secteur industriel et trois quarts (63 %) dans le secteur des services. Près de la moitié (46 %) emploie moins de 50 travailleurs et un tiers (30 %) emploie 250 travailleurs ou plus.

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