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Peoplesphere

Demander une augmentation de salaire reste compliqué pour la grande majorité des travailleurs.

Seul un quart des travailleurs belges osent demander une augmentation de salaire alors que plus de la moitié d’entre eux envisageraient de changer d’emploi s’ils pouvaient gagner davantage ailleurs. En 2018, plus des trois quarts (76,6 %) des Belges employés à temps plein n’ont pas demandé d’augmentation de salaire à leur employeur et 62,2 % n’ont pas prévu de le faire cette année. La différence entre les hommes et les femmes est frappante : 16,5% des femmes n’osent pas aborder le sujet avec leur supérieur, soit près du double des hommes (8,7%).

L’étude montre clairement que les Belges manquent d’audace en matière de salaire et n’osent pas en parler ouvertement avec leur employeur. Les principales raisons invoquées pour ne pas demander d’augmentation de salaire sont que le travail est resté le même (31,4 %), qu’ils sont satisfaits de leur salaire actuel (27,4 %) et que les collègues n’ont pas reçu d’augmentation non plus (21,7 %).

« Ce sont des résultats surprenants », déclare Sander Poos, Managing Director Benelux chez Indeed. « Malgré une conjoncture économique favorable et un marché du travail tendu, à peine 13,7 % des personnes interrogées ont reçu une augmentation de salaire l’année dernière. De plus, moins d’un quart a demandé une telle augmentation. Parmi ceux qui l’ont pris leur courage à deux mains, à peine un sur dix a obtenu satisfaction. Cette augmentation de salaire a en outre été minime : elle s’élevait à 1 à 3 % dans 40 % des cas. »

Le fait que les Belges ne soient pas enclins à demander une augmentation ne signifie pas qu’ils sont satisfaits de leur salaire actuel. À peine un quart de tous les salariés interrogés (27,4 %) sont satisfaits de ce qu’ils reçoivent, et plus de la moitié d’entre eux (52,4 %) envisageraient de changer d’emploi s’ils pouvaient gagner davantage ailleurs.

Les congés priment sur la rémunération

L’étude montre également que les Belges préfèrent des congés supplémentaires (39,6 %) et des horaires plus flexibles (29,5 %) à un salaire plus élevé. Au fur et à mesure que nous vieillissons, nous attachons de plus en plus d’importance au salaire. Par exemple, 41,5 et 45,6 % des plus de 50 et 60 ans, respectivement, considèrent le salaire comme le principal critère pour rester chez leur employeur actuel, alors que seul un quart des salariés de moins de 30 ans partagent cet avis (25,6 %).

Continuer à travailler malgré tout

Indeed a également cherché à savoir ce que feraient les Belge s’ils n’étaient pas financièrement dépendants de leur salaire mensuel. Dans ce cas, 34,8 % continueraient malgré tout à faire leur travail actuel, 30,6 % chercheraient un autre emploi et 20,9 % cesseraient complètement de travailler.

Là encore, il y a une nette différence entre les hommes et les femmes, et entre les jeunes et les seniors : 34,3 % des femmes chercheraient un autre emploi, contre 26,9 % des hommes. Plus nous vieillissons, plus nous voulons terminer notre carrière à l’âge de la retraite. Par exemple, 41,2 % des quinquagénaires et 46,5 % des sexagénaires ne changeraient rien, alors que seuls 27,2 % des moins de 30 ans sont dans ce cas.

Source: étude menée par le bureau d’études PanelWizard à la demande d’Indeed. 

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