Le travail flexible et hybride pourrait constituer un levier important pour augmenter le taux d’emploi en Belgique. Une nouvelle étude d’International Workplace Group révèle que 44% des travailleurs à temps partiel souhaitent reprendre une activité à temps plein, à condition de pouvoir bénéficier de flexibilité. Ces résultats sont particulièrement pertinents pour la Belgique, où 23,2% des salariés travaillent à temps partiel, contre une moyenne européenne de 17,1% (Eurostat).
Le gouvernement fédéral s’est fixé comme objectif de porter le taux d’emploi à 80% d’ici 2029 – un seuil qui, selon Statbel, nécessite 530 000 travailleurs supplémentaires.
Les frais de déplacement sont le principal obstacle
L’étude montre que le coût des déplacements domicile-travail constitue le principal frein pour les travailleurs à temps partiel. 44% d’entre eux indiquent que la hausse des frais de transport rend financièrement difficile le maintien ou la reprise d’une activité. La distance y joue également un rôle: quatre travailleurs à temps partiel sur dix (40%) déclarent qu’ils arrêteraient de travailler s’ils devaient effectuer de longs trajets chaque jour.
La flexibilité augmente la productivité et l’employabilité
Le travail flexible apparaît comme un puissant levier de motivation pour les personnes travaillant actuellement à temps partiel. Ainsi, 63 % d’entre elles indiquent qu’elles seraient prêtes à prester davantage d’heures si elles disposaient de plus d’autonomie quant au lieu et au moment de travail. Par ailleurs, 55% estiment que travailler plus près de leur domicile, par exemple depuis des espaces de travail locaux, les aiderait à rester actives sur le marché du travail. La flexibilité joue également un rôle déterminant pour les anciens travailleurs à temps partiel: une majorité d’entre eux (55%) se déclarent prêts à réintégrer le marché du travail si leur organisation du travail devenait plus flexible.
La flexibilité apparaît ainsi comme un facteur clé, même si des incitations financières et un cadre réglementaire clair jouent également un rôle dans la décision de (re)travailler.
La réforme des pensions rendent le choix du travail à temps partiel plus complexe
Le débat autour du travail à temps partiel est par ailleurs plus actuel que jamais. Avec les nouvelles règles en matière de pension, les travailleurs doivent désormais prester au moins 156 jours par an pour qu’une année de carrière soit pleinement prise en compte — une hausse significative par rapport au seuil précédent de 104 jours. Cette évolution complique le choix du travail à temps partiel pour certains, et peut les inciter à reconsidérer leur participation au marché du travail.
Mark Dixon, PDG d’International Workplace Group déclare: “En Belgique, plus de 1,1 million de personnes travaillent à temps partiel. Pour une grande partie d’entre elles, le coût élevé des déplacements et le manque de flexibilité restent des obstacles. Le travail flexible peut faire toute la différence entre se retirer du marché du travail ou y rester actif.”
Source: International Workplace Group (Spaces)

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