Les équipes RH identifient les compétences nécessaires pour les deux prochaines années. Reste à motiver tous les travailleurs à apprendre…

Six travailleurs belges sur dix déclarent être motivés à apprendre et à évoluer dans leur travail, tandis que 40% ne sont pas enthousiastes à l’idée de développer de nouvelles compétences. Cela crée un important écart en matière d’apprentissage pour les employeurs, d’autant plus que la plupart des professionnels RH belges (56%) ont déjà une vision claire des compétences dont leur organisation aura besoin dans les deux prochaines années.

Près de la moitié des employeurs belges (48%) s’éloignent progressivement des intitulés de poste pour se concentrer davantage sur les compétences et les aptitudes lors du recrutement.

Un Belge sur dix n’est pas motivé à apprendre et à évoluer au travail

Commençons par la bonne nouvelle : six Belges sur dix sont motivés à apprendre et à évoluer dans leur travail. Près de la moitié (47%) se sentent également encouragés et soutenus dans cette démarche. Toutefois, un travailleur sur cinq ne ressent pas ce soutien. Une explication possible est que plus d’un Belge sur dix (11%) n’a tout simplement pas envie d’apprendre ou de développer de nouvelles compétences. Un autre tiers reste indécis, ce qui représente un risque:

« Un risque important pour les organisations est la perte de potentiel humain lorsqu’une partie de la main-d’œuvre n’est pas motivée à acquérir de nouvelles compétences. En Belgique, il existe un ‘écart d’apprentissage’ : 29  ne sont pas encore convaincus de la nécessité de se former, tandis que 11% ne sont tout simplement pas intéressés par l’apprentissage. Cela est d’autant plus critique que la plupart des employeurs ont déjà une vision claire des compétences dont ils auront besoin dans les deux à trois prochaines années. En effet, les professionnels RH s’appuient sur la planification stratégique des effectifs afin de garantir des niveaux de personnel suffisants, une pratique essentielle dans un contexte de pénurie de talents, de rotation du personnel et de départs à la retraite à venir. Les travailleurs qui continuent à apprendre et à évoluer renforcent non seulement leurs perspectives de carrière, mais aident aussi leur organisation à se préparer pour l’avenir », explique Valérie t’Serstevens, conseillère juridique chez SD Worx.

La majorité des employeurs belges savent quelles compétences seront nécessaires

La majorité des professionnels RH (56%) a déjà une vision claire des compétences dont leur organisation aura besoin. Dans le même temps, un employeur belge sur sept (14%) n’a pas encore une idée précise, tandis que 30 % restent indécis.

L’approche de la planification des effectifs évolue : près de la moitié des employeurs belges (48%) ne se concentrent plus uniquement sur les intitulés de poste et les effectifs, mais accordent de plus en plus d’importance aux compétences.

Des perceptions contrastées sur l’accessibilité de la mobilité interne

Les opinions divergent quant à la facilité pour les travailleurs d’explorer des postes, rôles ou projets internes correspondant à leurs compétences et à leurs intérêts. Un travailleur belge sur trois estime que la mobilité interne est facile, tandis que 30% trouvent, au contraire, qu’il est plus difficile d’accéder à ces opportunités.

Par ailleurs, près de la moitié des travailleurs belges (44%) estiment que leurs talents et leur potentiel sont pleinement exploités dans leur rôle actuel. Près d’un quart (23%) indique que leur potentiel n’est pas pleinement exploité. Dans le même temps, un tiers (35%) voit des opportunités d’évolution ou de changement de rôle au sein de l’organisation.

« Les organisations doivent réfléchir attentivement à la manière dont elles mobilisent l’ensemble de leur personnel, aujourd’hui comme demain », déclare Valérie t’Serstevens, conseillère juridique chez SD Worx. « Cela commence par une bonne compréhension des tâches, des compétences des travailleurs et du contexte dans lequel les équipes collaborent. Pour y parvenir, les RH doivent également collaborer avec d’autres départements tels que l’IT, la finance et les opérations. La planification des effectifs doit être un processus continu qui permet d’anticiper de manière proactive. La planification par scénarios aide à rester préparé face aux changements. Rendez visibles les compétences et les tâches au sein de votre organisation et offrez aux travailleurs des opportunités de passer d’une équipe, d’un rôle ou d’un projet à un autre. Cela permet de mieux valoriser les talents et de rendre l’organisation plus agile. »

Des compétences à la planification : les prochaines étapes

Une fois que les organisations ont une vision claire des compétences dont elles ont besoin, le défi suivant consiste à transformer ces informations en planification efficace. Pourtant, dans la pratique quotidienne de la planification des effectifs, de nombreux employeurs font encore face à des obstacles. Plus d’un quart des travailleurs belges (26%) déclarent que leur organisation ne fournit pas la technologie adéquate pour planifier efficacement leur travail.

Du côté des employeurs, la moitié (49%) des organisations belges estime que les managers disposent des outils nécessaires pour planifier efficacement les compétences du personnel, tandis que moins d’un quart (23%) n’est pas d’accord. Cela révèle un écart de perception notable entre la direction et les travailleurs en ce qui concerne le soutien à la planification.

Comment la technologie peut soutenir une meilleure planification : les enseignements des professionnels RH belges

La moitié des employeurs belges (49%) considèrent la planification des effectifs comme une priorité clé ou critique pour 2026. 38% l’ont sur leur liste de priorités mais avec une importance modérée. Seuls 12% estiment qu’il s’agit d’une priorité faible ou inexistante. Plusieurs raisons expliquent cette importance :

  • Garantir du personnel en suffisance et organiser le travail plus efficacement (52%) – Les employeurs considèrent la planification des effectifs comme essentielle pour disposer du bon nombre de personnes au bon moment, surtout lorsque la charge de travail devient plus imprévisible.
  • Faire face à la pénurie de talents et à l’augmentation du turnover (41%)
    Les organisations ressentent l’impact d’un marché du travail tendu. La planification des effectifs leur permet d’anticiper les manques plutôt que de simplement y réagir.
  • Mieux gérer les coûts du personnel (38%)
    Une meilleure planification permet d’aligner les effectifs sur les besoins de l’entreprise, d’éviter les heures supplémentaires inutiles et de maîtriser les pressions budgétaires.
  • Garantir la continuité du service et l’expérience client (38%)
    Un personnel stable est essentiel pour éviter les interruptions de service. La planification des effectifs aide à maintenir la stabilité même dans des conditions incertaines.
  • Anticiper les évolutions démographiques telles que les départs à la retraite (30%) – Une part importante des employeurs doit anticiper le vieillissement de la main-d’œuvre. La planification des effectifs les aide à préparer les départs et à organiser le transfert de connaissances.
  • Répondre aux évolutions technologiques, à l’automatisation et à l’IA (18%) – À mesure que les outils numériques évoluent, les organisations cherchent à comprendre comment les rôles vont changer et quelles compétences seront nécessaires. La planification des effectifs soutient cette transition.

 

Source: SD Worx – Ces conclusions proviennent d’une nouvelle étude menée en 2026 par le fournisseur européen de solutions RH SD Worx, basée sur une enquête réalisée auprès de 5.936 responsables RH et 16.500 travailleurs dans 16 pays européens, dont 1.000 travailleurs belges et 335 employeurs belges.

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