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Peoplesphere

Mobilité + Open spaces = désengagement ?

Serions-nous en train de ‘rater’ le passage vers le nouveau monde du travail sur le plan culturel ? Selon une étude mondiale réalisée par la société Steelcase, spécialiste de l’environnement de travail, les entreprises belges se caractérisent par un nombre élevé d’environnements bureautiques ouverts, par un haut degré de mobilité de leurs collaborateurs, mais aussi par un manque étonnant d’implication. Que manque-t-il à nos entreprises pour que le trajet en cours vers le NWOW soit idyllique?

L’étude indique que les bureaux belges sont souvent aménagés de manière ouverte: « nous occupons ainsi la troisième place dans le monde avec 32% de bureaux entièrement ouverts et 37% combinant une structure ouverte à des espaces individuels. Cela va probablement de pair avec la préférence manifeste des employés belges pour une structure organisationnelle non-hiérarchique horizontale. Nous possédons également deux fois plus de travailleurs nomades que la moyenne globale – 16% contre 8% – et occupons ainsi le troisième rang dans l’étude. “The New Way of Work”, et plus précisément le télétravail, est stimulé en Belgique, même s’il accuse du retard: un tiers des employés environ (32%) travaille parfois à la maison (la moyenne mondiale étant de 36%). »

Aller au bout du concept
Toutefois, elle relève que les projets de transformation des organisations tendent à oublier des besoins essentiels exprimés par les travailleurs. « Dans nos bureaux belges, il y a encore trop peu d’endroits où les employés peuvent s’isoler, se concentrer et se détendre. C’est là un point important. Nombre d’employés estiment ne pas avoir suffisamment accès à des espaces privés (il n’y en a même pas, selon 55% d’entre eux) et à des lieux de relaxation (il n’en existe pas, selon 72% d’entre eux). Seuls 54% des employés déclarent qu’il y a assez d’espaces pour se concentrer (contre 66% au niveau mondial), alors que 52% répondent ne pas disposer de suffisamment d’endroits pour se sentir calmes et sereins (59% globalement). »

Et de préciser encore : « Notre score est en outre le pire au monde au niveau de la possibilité de se déplacer physiquement durant la journée et de changer de comportement: seuls 67% des travailleurs de la connaissance trouve que cette possibilité existe, contre 75% dans le reste du monde. Il n’y a pas non plus assez d’espaces prévus pour bouger et faire du sport (seuls 16% des employés déclare disposer d’espaces de sport au travail). »

Le top de la technologie
Sur le plan de la technologie mobile, notre pays se distingue de nouveau. Nos travailleurs ont résolument abandonné le desktop classique (ordinateur fixe) pour privilégier les technologies portables. « C’est ainsi que ce sont nos employés qui disposent le moins d’ordinateurs desktop fixes au monde – 64% contre 80% – et qu’ils ont un tiers de fois plus souvent accès aux ordinateurs portables: 47% en Belgique contre 39% à l’échelle mondiale. Les travailleurs de la connaissance ont moitié moins de chances de disposer d’un GSM (41%) que d’une ligne fixe (84%), mais cela ne diffère guère dans le reste du monde (respectivement 39% et 86%). 33% des employés a l’opportunité d’emmener des appareils personnels au travail (principe BYOD). »

Des conséquences sur l’engagement
Lien de cause à effet peut-être : l’absence d’espaces de réflexion et de détente semble impacter l’engagement de nos travailleurs (ce n’est qu’une hypothèse). « A l’exception de la France, la Belgique possède le plus faible nombre d’employés très impliqués. Seuls 6% se considèrent comme fortement impliqués chez leur employeur et se disent très satisfaits de leur lieu de travail (contre 13% en moyenne). 37% ne sont pas contents de leur lieu de travail et ne sont en outre pas enthousiastes à l’égard de la direction: seuls 50% des Belges trouvent que leur organisation tire ce qu’il y a de meilleur en eux (contre 63% globalement), et seuls 41% pensent que la direction leur montre de la reconnaissance et les estime à leur juste valeur (contre 56% globalement). Un point intéressant, c’est que les Belges se sentent motivés par leur travail (69% contre 68% dans le monde) et optimistes quant à leur avenir dans l’entreprise (62% contre 60% dans le monde), même s’il y en a moins qui apprécient la culture, la stratégie et l’orientation de cette dernière. 72% d’entre eux par exemple se sentent liés à leurs collègues (76% globalement) et 70% aiment se rendre au travail (71% au niveau mondial). »

En guise de commentaire de ces résultats, les analystes pointent une volonté d’économie dans les projets de transformation qui malheureusement génère des perturbations et du stress.

L’étude a été réalisée auprès de 12.480 travailleurs de la connaissance dans 17 pays.

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