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Précarité : en cas de décès de leur partenaire, la moitié des femmes âgées de 35 à 49 ans sont financièrement vulnérables.

Le Belge considère sa famille comme son bien le plus important. Mais contradictoirement, ce n’est pas ce qu’il assure. Nous nous protégeons principalement pour les choses matérielles. C’est ce qui ressort des nouveaux résultats du Baromètre de Sérénité Financière de l’assureur vie NN, réalisé par le bureau d’études indépendant Indiville auprès de 6.463 Belges entre 2020 et 2022. Il semble que les Belges ne savent pas comment protéger leur famille contre les difficultés ou les pertes financières.

L’étude révèle également que la moitié des femmes âgées de 35 à 49 ans s’inquiètent du maintien de leur niveau de vie en cas de décès de leur partenaire. Le contraste avec les hommes de la même tranche d’âge est frappant. Là, seuls 20 % ont indiqué qu’ils ne seraient pas en mesure de maintenir le même niveau de vie en cas de décès de leur partenaire. Selon l’assureur vie NN, la conversation sur la protection de la famille doit avoir lieu plus souvent pour protéger la sérénité financière des Belges.

Les Belges assurent les choses auxquelles ils tiennent le moins

Les Belges attachent une importance particulière à leur santé, leur bonheur et leur famille. Les biens matériels – comme notre maison ou notre voiture – ne font pas partie du top 5. Et pourtant, ce sont précisément les choses que nous protégeons financièrement. Un point frappant alors que la famille est rarement protégée financièrement.

  • Seuls 3 % accordent une grande importance à leur voiture, bien que 41 % aient souscrit une assurance tous risques pour celle-ci1.
  • 60 % des Belges ont une assurance pour le dépannage et l’assistance voyage en cas de panne de voiture.
  • Seuls 17 % ont souscrit une assurance décès2, alors que 45 % considèrent leur famille comme l’un des aspects les plus importants de leur vie.

Ces résultats interrogent car l’assurance est faite pour protéger ce qui a de la valeur.

« Lorsqu’ils souscrivent une assurance, les Belges se concentrent principalement sur la probabilité qu’un risque se produise et non sur son impact. Par exemple, le risque d’avoir un accident de voiture est – malheureusement – assez élevé, et il en va de même pour l’hospitalisation. C’est pourquoi nous trouvons utile de nous assurer pour cela, car nous en comprenons très bien l’intérêt. Le risque de décès prématuré est plutôt faible, mais l’impact financier est énorme. Nous supposons d’une part que cela ne nous arrivera pas et d’autre part, nous ne réalisons pas pleinement l’impact financier de cette situation. Pour accroître cette prise de conscience, nous devrions en parler davantage », explique Bart Chiau, expert principal de NN et professeur à l’UGent.

En parler peut aider, mais plus de la moitié des Belges ne le font pas

La recherche montre effectivement que peu de Belges entament la conversation sur l’impact financier d’un décès. En moyenne, 43 % en ont déjà discuté avec leur partenaire. Ce pourcentage augmente avec l’âge, ce qui n’est pas illogique étant donné que le risque de décès augmente également.

Cela est bien dommage car une telle conversation semble apporter de la sérénité. 75 % des Belges qui ont eu cette conversation indiquent qu’ils se sont sentis rassurés après celle-ci. 80 % indiquent que la conversation s’est déroulée plus facilement que prévu.

« Nous nous heurtons ici à un double tabou. D’une part, les interlocuteurs ne sont généralement pas suffisamment transparents sur leur situation financière. D’autre part, la mort est un thème que nous préférons éviter. Nous devons nous en libérer. Toute personne qui veut protéger sa famille et son entourage doit s’exprimer. Et plus c’est tôt, plus c’est raisonnable parce qu’une nouvelle famille est souvent très vulnérable. Le risque de mourir prématurément n’est peut-être pas si grand, mais l’impact financier est énorme. De nombreux coûts se poursuivent notamment après le décès de l’un des partenaires. Il suffit de penser aux coûts élevés de l’énergie, au coût de la voiture, aux assurances, à l’entretien de la maison, aux frais d’éducation et d’études des enfants, … En en parlant, on peut anticiper tout cela et on est aussi plus rassuré », explique Bart Chiau, expert senior chez NN et professeur à l’université de Gand.

Les femmes entre 35 et 49 ans sont particulièrement vulnérables

La moitié (49 %) des femmes âgées de 35 à 49 ans s’inquiètent du maintien de leur niveau de vie en cas de décès de leur partenaire. Le contraste avec les hommes de la même catégorie d’âge est frappant. Seuls 20 % d’entre eux disent qu’ils ne pourraient pas maintenir le même niveau de vie si leur partenaire venait à décéder.

Des recherches antérieures ont déjà montré que les femmes de cette tranche d’âge sont souvent moins bien armées financièrement que les hommes. Elles ont moins de moyens financiers, moins d’épargne et leur connaissance de la finance est également plus faible3.

« Bien que notre société fasse des efforts pour rendre les hommes et les femmes égaux et pour rompre avec les stéréotypes, ces chiffres montrent que nous n’y sommes pas encore tout à fait. Lorsque quelqu’un doit rester à la maison pour s’occuper des enfants, c’est encore plus souvent la femme que l’homme. À ce moment-là, les deux partenaires doivent réfléchir aux conséquences financières, car le revenu familial est actuellement assuré par une seule personne. Si cette personne est absente, cela peut avoir un impact financier important. Même dans les couples où les deux partenaires travaillent à temps plein, vous pouvez être confronté à l’écart salarial. Cela rend les femmes encore plus vulnérables », déclare Bart Chiau, expert principal de NN et professeur à l’université de Gand.

Bien que de nombreuses femmes de la catégorie des 35-49 ans sont préoccupées, elles n’en parlent pas de manière évidente. La conversation ne commence « vraiment » qu’après 50 ans chez plus de la moitié des Belges. Or, à ce moment-là, il est trop tard.

 

Source : L’enquête de l’assureur vie NN, menée par l’agence de recherche indépendante Indiville, a été réalisée en ligne auprès de 6463 Belges. La population étudiée à chaque moment de mesure est composée de personnes âgées de 18 à 79 ans et est représentative de la Belgique. La marge d’erreur maximale est de 3 % par mesure. En septembre 2022, le baromètre sera répété afin de pouvoir cartographier les évolutions à long terme.

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