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Les revendications salariales résistent à la crise: 25% des salariés se disent même déterminés à revendiquer une augmentation de salaire.

La crise sanitaire liée au coronavirus ne s’est pas immédiatement traduite par une révision à la baisse des attentes salariales des employés belges. Pour plus d’un tiers d’entre eux, garder son salaire est devenu un leitmotiv qui a gagné en importance au cours de l’année écoulée. Plus de 80 % ne sont pas favorables au gel (temporaire) des augmentations de salaire ou des primes ou à la diminution (temporaire) des salaires. Un quart des salariés aspirent, d’ailleurs, à une augmentation de salaire. Et donc, selon l’enquête menée par Indeed sur la salaire des travailleurs, belges, il semble hors de question de se serrer la ceinture, pas même pour sauver son propre emploi ou celui de ses collègues.

« L’apparition du coronavirus n’a pas changé les attentes des salariés belges en ce qui concerne leurs salaires. Les travailleurs ne comprennent guère que leur revenu soit impacté, au contraire : ils souhaitent plutôt une augmentation de salaire. Se serrer la ceinture n’est certainement pas à l’ordre du jour », déclare Arjan Vissers, responsable de la stratégie chez Indeed.

Garder son salaire est devenu un leitmotiv qui a pris de l’importance au cours de l’année vécue sous le signe du coronavirus. Un tiers des employés déclarent sans ambages que l’augmentation des prix, la diminution du revenu des ménages et la nécessité accrue de la sécurité financière y sont pour beaucoup. Mais l’importance du salaire ressort aussi à travers d’autres paramètres.

« Par exemple, sept salariés sur dix se disent prêts à changer d’emploi, 17 % affirment même être en recherche active. Parmi les travailleurs de moins de 30 ans, même 23 % déclarent vouloir absolument changer d’emploi cette année. Principale raison : les travailleurs veulent un meilleur salaire », explique M. Vissers. Pour les salariés wallons, les conditions de travail en complément (telles que le télétravail, les horaires flexibles ou les opportunités de carrière) sont une raison plus importante de changer que pour leurs homologues flamands.

Rien à faire des problèmes financiers de l’employeur

Seuls 22% des salariés admettent que leur employeur a rencontré des difficultés financières au cours des 12 derniers mois, tandis que 64% affirment que ce n’était pas le cas. Et cette opinion se retrouve lorsqu’il s’agit d’accorder ou non des augmentations de salaire.

Plus de huit salariés sur dix ne comprennent pas la suppression (temporaire) ou le gel des primes, bonus ou augmentations de salaire, compte tenu de la crise sanitaire et de son impact sur l’employeur. Plus de neuf personnes sur dix déclarent qu’il n’est pas logique qu’elles reçoivent (temporairement) un salaire inférieur pour ce motif.

Un quart des salariés souhaiterait donc demander une augmentation de salaire en 2021. Les hommes le souhaitent davantage que les femmes (un sur trois contre un sur cinq). En moyenne, ces salariés veulent une augmentation d’un peu moins de 10%.

Si une augmentation de salaire n’est pas envisageable, 46% des salariés sont prêts à accepter d’autres avantages à la place.

Pour deux tiers des salariés, se serrer la ceinture pose un problème. Un quart d’entre eux seraient prêts à faire des concessions s’ils pouvaient garantir leur propre emploi. En Wallonie, ce chiffre s’élève à plus d’un sur trois. Pour permettre aux collègues de conserver leur emploi, 20% sont prêts à renoncer à leur propre salaire. Notons que les hommes sont plus souvent disposés à le faire (25%) que les femmes (16%).

Un employeur sur cinq a demandé à ses salariés d’accepter une réduction (temporaire) de leur salaire. Ce nombre est deux fois plus élevé chez les employeurs wallons (30 %) que chez les employeurs flamands (15 %). Plus d’un quart des employeurs ont effectivement retenu (une partie) du salaire de leurs salariés. C’est le cas pour 22 % des employeurs flamands et 32 % des employeurs wallons.

Un tiers estime également logique que les primes, bonus et augmentations de salaire ne soient temporairement pas accordés à ces salariés. Là encore, il y a une grande différence entre les employeurs wallons (45%) et flamands (27%).

Selon A. Vissers, les employeurs, cependant, ne croient pas qu’ils perdront des salariés en conséquence : deux sur trois sont convaincus que les salariés resteront fidèles au poste même si aucune augmentation de salaire n’est accordée.

Près de la moitié des employeurs (48 %) ne sont (probablement) pas prêts à renoncer au salaire afin de permettre aux salariés de conserver leur emploi. Cependant, ils sont prêts à renoncer à leur salaire pour conserver leur propre emploi (46 %). En Flandre, ce chiffre passe à 35 % seulement, en Wallonie, il est de 54 %.

Source: Indeed

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