L’appel du Voka en faveur d’un nouveau saut d’index constitue, pour la CGSLB, un nouvel exemple de politique d’annonce qui fait une fois de plus peser la facture sur les travailleurs. « Il est inacceptable que, face à chaque crise, on revienne automatiquement à la même recette : réduire les salaires de ceux qui travaillent. Les travailleurs ne sont pas un élastique que l’on peut tendre à l’infini. Pour beaucoup, il est déjà difficile de boucler leurs fins de mois aujourd’hui », déclare le Président national de la CGSLB, Gert Truyens.
La CGSLB souligne que l’image véhiculée par le Voka, selon laquelle l’index compenserait entièrement la hausse des prix et que les employeurs en subiraient dès lors une double facture, ne correspond pas à la réalité.
« L’index absorbe une partie de la hausse des coûts, mais certainement pas l’ensemble. Le pouvoir d’achat des travailleurs est sous pression depuis longtemps en raison de l’augmentation des dépenses sur plusieurs fronts. Cela est trop souvent ignoré dans ce type de propositions », précise Gert Truyens
Un dialogue social serein et déterminé
Le syndicat reconnaît le contexte géopolitique et son impact sur les prix de l’énergie, mais insiste sur le fait que d’autres choix sont possibles. « Même au plus fort de la crise du coronavirus, de telles propositions n’ont pas été formulées. Nous avons justement traversé cette période grâce à un dialogue social serein et déterminé. C’est à cela que j’appelle à nouveau le gouvernement et les employeurs », affirme Gert Truyens.
La CGSLB rappelle également la mission confiée aux partenaires sociaux visant à réexaminer l’index et la norme salariale. « Nous restons ouverts à cette discussion. Mais elle ne se mène pas dans les médias, ni à coups d’annonces. Elle doit se dérouler dans le respect du dialogue social : autour de la table des négociations », souligne Gert Truyens. « C’est uniquement de cette manière que, aux côtés de la voix des employeurs, celle des travailleurs peut également être entendue. »
« Si le Voka et les responsables politiques continuent à remplacer le dialogue par des annonces et des mesures imposées, ils mettent gravement en péril l’équilibre social. Ce n’est pas une menace, mais un constat : c’est ainsi que l’on crée les conditions d’une crise sociale. »
La CGSLB rappelle en outre que les travailleurs ont déjà consenti d’importants efforts ces dernières années, et devront encore en consentir.

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