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Pourquoi la Suisse, la Suède et l’Allemagne ont-elles mieux limité les dégâts que les autres pays européens face à la pandémie?

En dépit des nombreuses critiques visant les mesures prises par le gouvernement belge pour gérer la crise du coronavirus au cours de ces derniers mois, notre pays ne s’en sort pas trop mal. Un rapport international publié par The Adecco Group place notre pays à un niveau intermédiaire. Ce score positif résulte des mesures adoptées par le gouvernement belge en faveur des travailleurs pour soutenir notre économie. En moyenne, le PIB et le taux de chômage en Belgique sont touchés moins durement que dans d’autres pays.

Dans le paysage européen, le gouvernement belge a pris d’importantes mesures dans le cadre de la crise du coronavirus pour maintenir l’économie et le marché de l’emploi à flot. C’est ce qu’il ressort d’une étude comparative internationale réalisée par The Adecco Group dans 10 pays européens ainsi qu’aux États-Unis et au Japon. La Belgique enregistre notamment un bon score grâce à l’instauration du chômage partiel. Mais ce sont la Suisse, la Suède et l’Allemagne qui obtiennent les meilleurs scores. L’Espagne et le Royaume-Uni, quant à eux, doivent se préparer au pire.

« Le gouvernement belge a permis aux travailleurs de bénéficier du régime de réduction du temps de travail. En considérant comme cas de force majeure toute forme de chômage temporaire, le gouvernement a permis également aux travailleurs belges de percevoir une indemnité journalière plus facilement en plus de leur compensation salariale. Le pouvoir d’achat moyen des Belges a ainsi pu être préservé », explique Bettina Schaller, Directrice des Affaires publiques chez the Adecco Group

Des répercussions limitées sur le PIB et le chômage en Belgique

Le PIB et le taux de chômage en Belgique pâtiront moins de la crise du Covid-19 que dans d’autres pays. Selon le rapport publié par The Adecco Group, la crise du coronavirus a fait régresser le PIB de 8,4% par rapport aux projections économiques de janvier. Les répercussions de la crise semblent ainsi relativement limitées. Selon le rapport, six autres pays, dont la France (-9,5%) et l’Espagne (-11%), doivent composer avec un recul du PIB beaucoup plus important. Les répercussions de la crise sur le taux de chômage dans notre pays sont aussi relativement restreintes puisque celui-ci n’aurait augmenté que de 34,6 % à cause de la pandémie. Dans cinq autres pays, la situation est plus catastrophique. Le Royaume-Uni (+81,1%), les Pays-Bas (+103,4%) et les États-Unis (+148,6%) ont même enregistré (plus de) deux fois plus de chômeurs, selon le rapport.

Deux facteurs ont influencé fortement la conjoncture économique

Ce sont les stratégies suivies par la Suisse, la Suède et l’Allemagne qui débouchent sur les meilleures projections économiques à tous les niveaux, selon l’étude réalisée par The Adecco Group. Au contraire, l’Espagne et le Royaume-Uni enregistrent de mauvais scores pour tous les indicateurs économiques. La raison principale s’inscrit, selon l’entreprise RH, dans deux mesures politiques qui ont influencé considérablement la conjoncture économique des différents pays pendant la crise sanitaire. D’une part, la mise en œuvre au moment opportun et de manière efficace des mesures visant la réduction du temps de travail et, d’autre part, l’importance des dispositions financières que les gouvernements étaient prêts à mettre en place pour soutenir l’économie. Ces deux facteurs ont joué un rôle prépondérant.

« Maintenant que les pays commencent à gérer les premières conséquences de la pandémie, nous pouvons voir progressivement quels pays sont parvenus à limiter au mieux les dégâts au niveau de l’économie et du marché de l’emploi. De manière générale, nous pouvons dire que les pays qui ont réagi rapidement en introduisant des mesures de soutien de l’économie et en essayant autant que possible de maintenir les travailleurs actifs enregistrent les meilleurs résultats. »

 

Source:  l’étude s’est penchée sur la situation en Autriche, Belgique, France, Allemagne, Italie, Japon, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis en analysant différents facteurs macro-économiques importants à différents moments : janvier/février (période précovid), mars/avril (période covid) et mai (suivi de la période covid). Pour les États-Unis et le Japon, les indicateurs n’ont pas été relevés en mars/avril, mais uniquement au mois de mai. Les résultats susmentionnés reflètent également pour tous les pays la situation telle qu’elle était au mois de mai.

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