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Indicateurs socio-économiques : la qualité de vie s’améliore mais les écarts se creusent.

Le Bureau du Plan vient de livrer l’ensemble de ses indicateurs socio-économiques pour l’année 2015, ceux-ci venant affiner notre compréhension de l’évolution du PIB par habitant.En Belgique, le PIB par habitant a dépassé son niveau d’avant la crise de 2008: l’espérance de vie augmente, les écarts entre les femmes et les hommes se réduisent, la production de déchets municipaux diminue, etc. Mais ces valeurs moyennes cachent des évolutions préoccupantes pour les plus défavorisés. Ce renforcement des inégalités devrait nous inquiéter.Le Bureau du Plan remarque, par exemple, l’augmentation du surendettement et du nombre de personnes bénéficiant du revenu d’intégration sociale. Ces constats ressortent de l’examen de 67 indicateurs qui complètent le PIB en mesurant l’évolution de la Belgique dans les domaines sociaux, environnementaux et économiques.

La plupart des indicateurs montrent que, en moyenne, les conditions de vie en Belgique sont plutôt bonnes. Certains indicateurs de pauvreté sont restés relativement stables depuis la crise. Le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale touche environ 21 % des Belges depuis 2008, alors qu’en Europe environ 24 % des personnes sont touchées.

L’espérance de vie continue à augmenter tant chez les hommes que chez les femmes. La moyenne belge est en outre supérieure à la moyenne européenne. L’espérance de vie en bonne santé est stable chez les femmes et augmente chez les hommes.
Depuis les années 90, les écarts entre les femmes et les hommes se sont réduits pour le taux d’emploi, le travail à temps partiel non voulu, l’écart salarial et le nombre de jeunes non scolarisés sans emploi ni formation.
Le décrochage scolaire est en diminution et les diplômés de l’enseignement supérieurs sont en augmentation. Pour ces deux indicateurs, la situation est meilleure en Belgique qu’en Europe.

La situation des plus pauvres se dégrade.

Ces valeurs moyennes cachent des évolutions préoccupantes : la situation des personnes les plus défavorisées s’est aggravée entre 2008 et 2015 :

• Surendettement : augmentation de 60 % (nombre de personnes ayant recours à un règlement collectif de dettes);
• Personnes bénéficiant d’un revenu d’intégration sociale : augmentation de 40 %;
• Personnes vivant dans des ménages à très faible intensité de travail : augmentation de 27 %;
• Nombre de ménages ayant reporté ou annulé des soins pour raisons financières : ce nombre a quadruplé.

Le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale est resté stable depuis 2008, mais la situation diffère selon l’âge et la situation d’emploi.

Ce risque a augmenté pour les jeunes et pour lesadultes jusqu’à 64 ans. Par contre, il a diminué nettement pour les personnes de 65 ans et plus. Ce risque a augmenté de 17 % chez les chômeurs.

Santé: obésité, dépression et tabac restent préoccupants

Dans le domaine de la santé, certaines évolutions sont préoccupantes et touchent particulièrement les personnes les plus défavorisées. L’obésité des adultes et la dépression augmentent; le nombre de fumeurs quotidiens diminue, mais moins chez les plus pauvres.

Si les écarts entre les femmes et les hommes se sont réduits, des écarts subsistent. Le taux d’emploi était, en 2015, de 71 % pour les hommes et 63 % pour les femmes. La persistance de ces écarts est également présente dans l’emploi du temps des femmes et des hommes. En moyenne, par jour, les femmes consacrent 1h30 de plus aux travaux domestiques que les hommes et ont 1h de temps de loisirs en moins.

Source : Bureau du Plan

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