FR | NL | LU
Peoplesphere

L’épanouissement est au rendez-vous pour celles et ceux qui ont décidé de passer du statut de salarié à celui d’indépendant.

Sept indépendants sur dix ayant lancé leur propre entreprise au cours de l’année écoulée sont plus heureux que lorsqu’ils étaient salariés. À peine un sur dix se plaint de son changement de statut. Par ailleurs, les indépendants mettent en moyenne 11.000 euros de côté avant de se lancer, tandis que six sur dix débutent sans disposer de véritable business plan.

Être son propre patron, obtenir plus de flexibilité et s’épanouir représentent les principales sources de motivation des starters optant pour une activité indépendante. Ceux-ci ne choisissent d’ailleurs pas nécessairement un domaine qui correspond à leurs études ou à leur carrière précédente. Un tiers des indépendants exercent même une activité complètement différente et ne le regrettent pas par la suite. Sept indépendants sur dix ayant d’abord travaillé comme salariés sont (beaucoup) plus heureux, car ils ne doivent pas écouter de patron. Pour d’autres (20 %), le statut de salarié ou d’indépendant ne fait pas de différence.

Nadine Morren, Directrice Service à la Clientèle chez Acerta : « Le nombre d’indépendants satisfaits de travailler à leur compte est très élevé, en particulier si l’on prend en compte l’impact majeur du coronavirus sur les indépendants. Cela indique que les mesures de soutien du gouvernement ont bien aidé les indépendants, même si nous ignorons encore si elles seront suffisantes. Le coronavirus crée également de nouvelles opportunités pour un certain nombre d’indépendants, car la crise a révélé de nouveaux créneaux de marché dans lesquels ils peuvent développer leur (nouvelle) entreprise. »

Six sur dix débutent sans business plan.

La grande majorité des indépendants (86 %) se lancent seuls, sans associé, et 60 % débutent même sans véritable business plan. Il y a deux ans, sept indépendants sur dix ont démarré leur entreprise sans plan d’entreprise détaillé. Le fait que les starters soient un peu plus nombreux à élaborer un business plan constitue une évolution positive, bien que son importance soit encore sous-estimée. En outre, les indépendants se tournent le plus souvent vers leur comptable pour obtenir de l’aide. Sept sur dix font confiance à un expert-comptable, tandis que la moitié ne sollicite même pas l’aide de partenaires externes, comme une banque, une fédération professionnelle ou des collègues indépendants.

Un starter en activité principale prévoit une réserve financière moyenne de 11 314 euros. Et bien que beaucoup débutent sans véritable business plan, les indépendants font souvent appel à leur comptable pour déterminer le chiffre d’affaires nécessaire pour atteindre un certain revenu net. Pas moins de la moitié des starters peuvent vivre de leur activité indépendante en un mois. 14 % auront en revanche besoin d’un an pour y parvenir et 8,7 % atteindront cet objectif après plus d’un an.

Les indépendants peinent à attirer des clients.

Il est essentiel de disposer d’un bon aperçu de toutes les facettes de l’entrepreneuriat. Au démarrage, les starters achoppent principalement sur l’aspect administratif allant de pair avec une activité indépendante (40 % le placent dans leur top 5) et la recherche de clients (36,7 % la placent dans leur top 5). Ce dernier point ne s’avère pas toujours aussi évident que prévu. Les starters ne disposent généralement pas encore des moyens ni des connaissances nécessaires pour exploiter les bons canaux de communication. Élément remarquable : seuls quatre indépendants sur dix (41,4 %) ayant débuté l’an dernier ont déjà un site web. Ce nombre s’élevait à 80 % il y a deux ans.

Nadine Morren déclare : « Ce qui nous surprend, c’est la faible utilisation des réseaux sociaux pour développer leur entreprise. La moitié des indépendants tentent d’y parvenir via Facebook, mais la part des autres réseaux sociaux mobilisés est insignifiante. Et alors que nous aurions pu nous attendre à ce que le rôle des réseaux sociaux s’intensifie durant la crise du coronavirus, il n’en est rien. Au contraire, l’influence des réseaux sociaux semble avoir diminué en période de coronavirus. »

 

Source : Acerta a lancé l’Indicateur en 2016, une enquête à grande échelle auprès des indépendants débutants. L’enquête de 2020 s’est déroulée du 29 mai 2020 au 20 juin 2020. 1.023 sondés y ont participé.

This website is brought to you by Quasargaming.com's online Fruitautomaten games such as Speelautomaten and Gokautomaten.