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Accords et désaccords autour de la formation, la RSE, les salaires… Les jeunes et les employeurs confrontent leurs attentes face au marché du travail.

Environ 50% des jeunes estiment que l’enseignement ne les prépare pas suffisamment au marché du travail. Cette opinion est partagée par les entreprises : 3 employeurs sur 4 sont du même avis. Sur cet élément, les jeunes prêts à entrer sur le marché du travail et les employeurs se rejoignent. Sur d’autres dimensions, les points de vue ne sont pas aussi proches… L’enquête de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a été menée en collaboration avec AG et réalisée par iVOX – et vise à analyser les attentes des jeunes et des employeurs sur le marché du travail. Il s’agit du coup d’envoi de la quatrième édition de Young Talent in Action. Objectif : rapprocher les jeunes du marché du travail.

En désaccord – Les jeunes qui sortent de l’école ne sont pas suffisamment préparés au marché du travail

La moitié des élèves du secondaire estiment ne pas être suffisamment informés à l’école des options qui s’offrent à eux sur le marché du travail. Les employeurs sont encore moins optimistes que les jeunes à cet égard puisque les trois quarts d’entre eux jugent que les jeunes ne sont pas suffisamment préparés au marché du travail.

En désaccord – Les entreprises doivent davantage miser sur la responsabilité sociétale

La responsabilité sociétale des entreprises est également un point de divergence entre jeunes et employeurs. Presque tous les employeurs (84%) affirment que l’environnement et la société sont intégrés dans les valeurs de leur entreprise, mais la moitié des jeunes estiment que les entreprises belges doivent davantage prendre le lead dans ce domaine.

Près de la moitié des employeurs affirment mener une politique de diversité, englobant dans la plupart des cas la diversité des genres. La majorité des jeunes (70%) sont néanmoins en faveur des quotas de genre (davantage même que lors de l’enquête précédente), avec une augmentation particulière parmi les répondants masculins. 44% des employeurs qui n’ont pas de politique de diversité déclarent s’intéresser en premier lieu aux aptitudes et compétences du candidat.

En désaccord – Avantages extralégaux : pas une priorité absolue

Les jeunes jugent les avantages extralégaux moins importants que le contenu de l’emploi et un bon salaire net. En cas d’octroi d’avantages extralégaux, les chèques-repas, une voiture de société et une assurance hospitalisation figurent dans le top 3. Les employeurs surestiment l’importance de la voiture de société (61% pour les employeurs contre 46% pour les jeunes). Mais la voiture arrive en tête de liste chez les jeunes pour leurs déplacements domicile-travail. Les employeurs placent le GSM en 2e position, alors qu’il n’est même pas dans le top 5 des jeunes.

Il en va de même pour les augmentations salariales basées sur la productivité : 3 employeurs sur 4 pensent que les jeunes préfèrent ce type d’augmentation alors que 1 jeune sur 3 s’attend à des augmentations salariales basées sur la productivité.

En accord – L’apprentissage tout au long de la vie et la flexibilité sont des atouts majeurs

3 jeunes sur 4, au travail ou aux études supérieures, attendent de leur employeur de la flexibilité à divers égards et 3 jeunes sur 5 déclarent vouloir télétravailler si leur emploi le permet. Les employeurs offrent cette flexibilité tant attendue par les jeunes puisque 89% des employeurs proposent du télétravail et des horaires flexibles.

En ce qui concerne l’apprentissage sur le lieu de travail et les stages, employeurs et jeunes reconnaissent tous deux l’importante valeur ajoutée que cela peut représenter pour les jeunes : premier contact avec le monde du travail, apprendre des aptitudes pratiques et apprendre à appliquer des connaissances théoriques. 76% des jeunes pensent que l’apprentissage sur le lieu de travail et/ou les stages peuvent contribuer à accroître leurs chances de trouver un emploi. 9 employeurs sur 10 affirment aussi proposer des possibilités de stage au sein de leur entreprise.

En accord – Tous entrepreneurs

Les jeunes font preuve d’énormément d’esprit d’entreprise. En effet, 54% des jeunes étudiants, demandeurs d’emploi et travailleurs interrogés aimeraient créer un jour leur propre entreprise. Leur principale motivation est de faire aboutir leur propre idée. 82% des employeurs affirment également accorder beaucoup d’importance aux aptitudes entrepreneuriales de leurs collaborateurs. 66% des jeunes estiment aussi que les collaborateurs doivent faire preuve d’esprit d’entreprise.

En accord – Nécessité d’une réforme des pensions

Comme lors de l’enquête menée en 2019, il ressort que la confiance dans une pension légale financée par l’État reste faible. Seule la moitié des jeunes et des employeurs pensent que les pensions légales pourront encore être financées lorsque les jeunes partiront à la retraite. Il en est de même sur la question des allocations de chômage limitées dans le temps puisque 80% des employeurs (contre 60% des jeunes) estiment que les allocations de chômage ne doivent pas excéder deux ans. Seuls 14% des jeunes et 8% des employeurs estiment que les allocations de chômage ne doivent pas être limitées dans le temps.

Appel aux parties prenantes

« Les résultats de l’enquête pointent clairement un certain nombre de problèmes structurels dans le fonctionnement de notre marché du travail.Les jeunes qui sortent de l’école ne se sentent pas suffisamment préparés au marché du travail et les employeurs trouvent trop peu de profils adéquats. Cela nuit à la croissance et à l’emploi. Heureusement, les jeunes sont motivés pour faire des stages et croient fermement en l’apprentissage sur le lieu de travail. Cette attitude positive contribue à une culture de l’apprentissage tout au long de la vie. Les jeunes soutiennent également un marché du travail rendu plus activateur e.a. en limitant les allocations de chômage dans le temps. En revanche, on note davantage de pessimisme concernant le financement des pensions. Cela montre une nouvelle fois qu’il est urgent de procéder à une réforme des pensions qui permette de faire face au vieillissement de la population et d’accroître la confiance dans les trois piliers de pension. Enfin, les jeunes adressent aussi un message sans équivoque au monde économique. La majorité des entreprises misent pleinement sur la durabilité et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), mais les jeunes ont pourtant une perception différente. Ils recherchent en effet un employeur qui s’engage pleinement en faveur des défis sociétaux », concluent Pieter Timmermans et Monica De Jonghe, administrateur délégué et directeur général de la FEB.

Jan Heyvaert, Chief Human Resources & Sustainability Officer cheez AG Insurance explique: « en tant qu’entreprise leader dans son secteur en Belgique et un des plus grands employeurs du pays, nous sommes constamment à la recherche de nouveaux collaborateurs, et notamment dans la population jeune, ce qui n’est pas toujours facile avec la « War for talent’. »

S’associer à l’enquête « Bridging the future » de la FEB, une évidence pour AG ? « Tout à fait. Car mieux connaître les préoccupations des jeunes, leurs ambitions et leurs besoins nous permet de leur proposer un job et une carrière dans lesquels ils se sentent bien, se développent, s’enrichissent d’expériences et acquièrent de l’expertise pour grandir. Parce que nous voulons être « supporters » de leur carrière, dès le début de celle-ci« , conclut Jan Heyvaert.

Quant aux conclusions marquantes de l’enquête, le CHRSO d’AG retient le « mismatch » en termes de durabilité : « La responsabilité sociétale des entreprises est un point de divergence entre jeunes et employeurs puisque la grande majorité des employeurs (84 %) – dont je fais partie – affirment que l’environnement et la société font partie de la mission et des valeurs de leur entreprise, mais la moitié des jeunes estiment que les entreprises belges ne prennent pas encore suffisamment le lead dans ce domaine. Il y a donc une marge de progression pour les entreprises, d’une part pour rendre leurs activités, leurs investissements et leurs choix encore plus durables, et d’autre part, et c’est pour moi un véritable challenge, pour mieux les communiquer vers l’extérieur ».

 

Source : AG – FEB

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