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Peoplesphere

Le partage des collaborateurs envisagé comme une solution aux besoins de développement et d’acquisition des compétences manquantes pour nos entreprises.

Mettre à jour les compétences, pourvoir les postes vacants et conserver les collaborateurs (et leur motivation) constituent les principaux défis auxquels nos entreprises feront face ces deux prochaines années en termes de gestion du personnel. En vue de relever ces défis, il semble que la moitié des employeurs soient disposés à partager leurs propres collaborateurs avec d’autres entreprises. Si nos entreprises disposent d’un cadre pour aborder les obstacles pratiques comme établir la bonne correspondance, prévoir suffisamment de temps pour l’accompagnement et avoir un scénario juridique simple, le rematching externe deviendra réalité sur le marché de l’emploi belge.

Interrogés sur les principaux défis RH pour les deux prochaines années d’après eux dans le Panel d’enquête le plus récent d’ACERTA, 80 % des employeurs ont évoqué :
– Concernant les travailleurs qu’ils occupent déjà : ils auront besoin d’autres compétences spécifiques complémentaires pour exécuter les tâches ;
– Concernant les postes vacants : ils restent difficiles à pourvoir. Les postes vacants le resteront longtemps car les compétences/talents sont difficiles à dénicher et tout le monde recherche les même métiers en pénurie.

De plus, 50 % des employeurs estiment que les collaborateurs voudront ou devront changer d’emploi dans les années à venir, pour différentes raisons : parce que l’emploi évolue, les besoins évoluent, les travailleurs en ont assez de leur emploi, ils ne sont plus capables d’exercer leur fonction…

En d’autres termes, il n’est pas question de paralysie, le changement est une constante. Une période audacieuse et dynamique attend les RH, dans un contexte économiquement favorable. Car il existe une chose dont les employeurs ne doutent pas : il y aura du travail. Et les frais salariaux sont également faisables, selon eux. Les employeurs rencontrent-ils donc un problème de luxe ? S’ils ne répondent pas à la demande pour certaines compétences, le matching et le rematching des talents seront nécessaires pour réaliser les besoins de la meilleure manière.

Le puzzle des tâches et des talents dans la propre entreprise…

Les défis que les employeurs reconnaissent comme les leurs n’ont rien de nouveau. Plus le nombre de sociétés rencontrant les mêmes défis est élevé, plus les solutions devront être créatives. Depuis longtemps, la théorie veut qu’il faille sortir des sentiers battus. Aujourd’hui, le déclic est vraiment nécessaire, et les employeurs s’en rendent parfaitement compte. En ce qui les concerne, ils ne se demandent plus si le talent devra évoluer, mais plutôt comment il le fera et comment ils peuvent y contribuer. Benoît Caufriez, Director Acerta Consult : « Comment veiller constamment à ce que les collaborateurs occupent un emploi qu’ils aiment, qui leur permet de déployer pleinement leurs talents, comme valeur ajoutée pour eux-mêmes et pour leur employeur ? Voilà le défi. Il est peu probable qu’il s’agisse de la même fonction pendant plus de quatre ans. Il y a donc lieu de se prêter sans cesse au puzzle des tâches et des talents. De notre enquête, il ressort que les employeurs ont eu ce déclic. Une grande majorité estime le rematching utile et réalisable. »

Une option utile pour près de 50 %, mais la faisabilité reste en questionnement.

La plupart des employeurs souhaitent inclure le rematching interne des tâches et des talents dans leur stratégie RH. Mais qu’en est-il du rematching externe, l’externalisation de talents en dehors de l’entreprise propre ? À cet égard, les employeurs se montrent plus réticents. Pour 40 et 50 % des employeurs, le rematching externe respectivement temporaire ou permanent est utile. Mais les avis varient quant à la faisabilité: respectivement 25 et 40 % à peine.

Partage des talents au lieu de guerre des talents

La collaboration externe au-delà des limites de l’organisation requiert un esprit ouvert. Le risque de la guerre des talents est que les entreprises se considèrent comme des concurrentes, voire comme des ennemies, chacune engagée dans sa lutte pour trouver les talents rares. Et nous leur demanderions maintenant d’unir leurs forces ? « Le rematching externe respectivement temporaire et permanent est faisable selon 25 et 40 % des employeurs, ce qui est déjà un signal très positif. De plus, la réticence d’autres employeurs sera due en partie aux obstacles juridiques. (Comment) Pouvez-vous externaliser un travailleur temporairement ou en permanence en tant qu’employeur ? Est-il possible de pratiquer le principe du double employeur par exemple ? Etc. ACERTA a soigneusement étudié toutes les facettes du rematching externe, pour en conclure que les possibilités sont très nombreuses. Le travailleur doit être au centre de l’attention : le rematching externe est-il dans son intérêt ? Il convient ensuite de prendre en compte la valeur ajoutée pour les deux employeurs concernés : en tirer ont-ils profit ? Mais le marché de l’emploi commence à voir les avantages. Le rematching peut stimuler les collaborateurs à développer une version actualisée d’eux-mêmes, avec un engagement plus élevé, une plus grande flexibilité et un plus grand potentiel. Toutes les parties en profitent. À présent, il s’agit surtout de conclure de bons accords, un aspect crucial. Nous pouvons de toute manière le confirmer : dans le cadre existant, un scénario juridique est déjà possible. »

Rematching externe réalisable moyennant assistance

Quels sont les éléments essentiels en vue d’une réussite du rematching externe ? Les défis perçus par les employeurs sont les suivants : établir la bonne correspondance entre l’offre et la demande, prévoir suffisamment de temps pour l’accompagnement et avoir un scénario juridique simple. Ces trois défis sont réalisables, à condition d’avoir recours à une assistance externe.

Benoît Caufriez : « Pour les entreprises, il n’est bien entendu pas évident de savoir quels sont les besoins ailleurs, quelle entreprise recherche quel talent. Nous y voyons certainement un rôle pour les sociétés de services RH, car nous pouvons étudier leurs besoins stratégiques avec ces entreprises. De cette manière, nous avons un aperçu des besoins RH des différentes entreprises et nous pouvons les combiner. Ajoutez-y une expertise dans le domaine juridique et les ressources humaines, et les prestataires de services RH peuvent parfaitement intervenir comme interlocuteur central pour les entreprises afin d’organiser le rematching externe. »

À propos des chiffres : le panel d’ACERTA se compose de 706 membres soigneusement sélectionnés parmi des entreprises de petite, moyenne et grande taille. L’enquête a eu lieu en avril et pendant les deux premières semaines de mai 2019. Les participants exercent les fonctions suivantes : CEO, directeur RH, HR Business Partner, HR Manager ou responsable du payroll.

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