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La tendance internationale de l’inadéquation du talent continue de creuser l’écart entre les travailleurs hautement et peu qualifiés.

Le rapport intitulé Hays Global Skills Index évalue la facilité ou la difficulté avec laquelle les entreprises de 34 pays parviennent à attirer et à conserver des collaborateurs talentueux. En dépit de l’énorme recul du chômage à l’échelle mondiale, le marché de l’emploi belge se révèle, en moyenne, plus étendu que celui des pays voisins.Le recul du chômage ne s’accompagne pas d’une hausse des salaires et se traduit par une stagnation salariale à l’échelle internationale. Seule exception : la Belgique.

L’indice moyen se calcule sur la base d’une analyse de 7 indicateurs du marché de l’emploi : la flexibilité de l’enseignement (1), le taux de participation (2), la flexibilité du marché de l’emploi (3), les talents disponibles (4), la rémunération (5), et la pression salariale des travailleurs hautement qualifiés par rapport aux travailleurs peu qualifiés sur le plan des secteurs (6) et des professions (7). Les scores vont de 0 à 10.

La Belgique atteint, en moyenne, des scores supérieurs aux pays voisins pour les 7 indicateurs. Alors qu’elle affiche un score de 3.9, les pays voisins (l’Allemagne en tête avec 6.5) atteignent des résultats en moyenne considérablement inférieurs.

« Des scores plus élevés témoignent d’un marché de l’emploi davantage sous pression que par le passé. Il ne s’agit pas d’un classement : chaque économie a ses propres points forts et doit relever ses propres défis sur le marché. On les mesure proportionnellement aux circonstances antérieures », explique Philippe Dullaert, CFO de Hays Belgique et Pays-Bas.

Polarisation confirmée du marché de l’emploi

Le segment intermédiaire sur le marché de l’emploi s’effrite de plus en plus. Une situation encore une fois imputable à la progression fulgurante de la numérisation et de l’automatisation. Un exemple ? Les postes qui peuvent facilement être remplacés par des machines et des ordinateurs.

« Il s’ensuit une polarisation du marché de l’emploi. Tandis que les ouvriers et les employés moyennement qualifiés voient disparaître leurs postes, le nombre d’offres d’emploi ciblant les talents adéquats dans les segments supérieurs et inférieurs du marché de l’emploi augmente », ajoute Robby Vanuxem, Managing Director chez HAYS Belgique.

Les salaires : indicateurs de l’inadéquation du talent

Les chiffres révèlent également que la situation pourrait être meilleure en ce qui concerne la pression salariale générale. En Belgique, elle se traduit par un score de 6.2. Les salaires augmentent plus rapidement que le coût général de la vie, précisément en raison des pénuries de talents adéquats.

« L’indice belge de la pression salariale générale pour les profils hautement qualifiés semble favorable, mais il résulte plutôt du gel des salaires imposé par le gouvernement il y a quelques années. Les salaires belges continuent d’augmenter pour les travailleurs hautement qualifiés, alors qu’ils stagnent dans le reste du monde. La masse salariale pour les employeurs restera donc sous pression. En outre, les salaires de certaines professions sont déjà très élevés en Belgique parce que la demande pour certains profils dépasse l’offre. C’est le cas pour les ingénieurs, les techniciens en recherche et développement, les professionnels de la finance, les informaticiens et les collaborateurs multilingues d’appui aux ventes », explique Philippe Dullaert.

De plus en plus de baby-boomers quittent le marché de l’emploi, pour la simple et bonne raison qu’ils ont atteint l’âge de la retraite. Ils sont remplacés par une génération plus qualifiée et davantage portée sur la technologie, avec un résultat favorable à la clé en termes de participation au marché de l’emploi. Le nombre de chômeurs de longue durée affiche lui aussi une baisse considérable, ce qui se répercute sur l’indice. Une tendance à laquelle réagit l’enseignement aujourd’hui, comme le confirme le score de 5.6, tout en indiquant qu’il reste néanmoins une marge d’amélioration.

L’impact des mesures gouvernementales ?

Afin de stimuler le marché de l’emploi, le gouvernement belge a pris plusieurs mesures, comme des réductions d’impôts, qui se sont traduites par une augmentation du nombre d’emplois. La Belgique atteint un score de 3.7. Un chiffre positif, essentiellement dû au mouvement de rattrapage initié par nos pouvoirs publics après la crise et les gels des salaires.

« La conclusion générale du rapport est sans appel : il y a encore du pain sur la planche. L’économie est instable et les avancées technologiques incessantes contraignent le secteur de l’enseignement, les employeurs et le gouvernement à continuer d’investir dans des formations qui répondront à la demande sur le long terme. Il est indispensable pour notre pays de limiter le sous-emploi en utilisant le capital humain de manière plus stratégique. Le pays sera alors en mesure, à terme, de faire face à l’évolution constante des conditions de travail », conclut Robby Vanuxem.

Ce rapport est le fruit d’une collaboration entre e spécialiste du recrutement Hays et Oxford Economics. Il s’agit de la huitième édition. Pays participants : Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Chine, Colombie, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, Inde, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni Russie, Singapour, Suède et Suisse.

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